De Youssouf DIMMA, Correspondant de Teranganews à Ziguinchor
Les membres du personnel de l’hôpital régional de Ziguinchor ont fait face à la presse ce mardi 26 novembre pour s’interroger sur la manière avec laquelle un de leurs collègues, du nom d’Ibrahima Diop dit Gouv aurait été pris en charge au service d’accueil des urgences dudit hôpital. Ils demandent que « toute la lumière » y soit faite.
Ce commis d’administration en service à la pharmacie de l’hôpital régional, est tombé subitement malade samedi. Il a été immédiatement admis aux urgences du centre hospitalier en question vers les coups de 9 heures avant de s’éteindre aux environs de 21 heures.
Son décès, qui a non seulement surpris mais aussi scandalisé plus d’un membre du personnel de l’hôpital, n’a pas pu être accepté par une partie des travailleurs de cette structure publique.
Leur représentant au sein du conseil d’administration, en la personne de Siméon Faye, a dit avoir immédiatement cherché à comprendre pourquoi leur collègue a rendu l’âme et surtout dans quelles circonstances il a été pris en charge entre son admission aux urgences et son décès 9 tours d’horloge plus tard.
Selon une lettre ouverte adressée au directeur de leur structure et qu’il a par conséquent rendu publique, M. Faye, après avoir, écrit-il, « senti en moi le devoir de faire des investigations qui m’ont permis de faire le circuit du malade », et dans lequel il utilise plusieurs fois le conditionnel, a prévenu que « le personnel de la structure se sent vulnérable vu comment leur propre collègue a été traité ».
Concluant son propos, le représentant du personnel de l’hôpital régional de Ziguinchor au sein de son conseil d’administration a conclu en ces termes : « nous demandons que toute la lumière soit faite et les responsabilités soient situées par rapport à la lenteur remarquée dans sa prise en charge ».
Le directeur de l’hôpital régional a promis de réagir à cette lettre au moment opportun.

