Le collectif des avocats de Karim Wade a donné un ultimatum pour exiger le respect des traités internationaux suite au tintamarre du plus haut sommet de l’État sur le sujet de la réhabilitation de ce dernier. Plus précisément le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, qui assure le respect de l’État de droit, des libertés publiques et de la démocratie. Les avocats se disent ahuri par le communiqué publié le 17 octobre 2019 par le ministère des Affaires Etrangères qui dément cet accord.
Pour la première fois, devant le Comité, l’Etat du Sénégal a reconnu que Karim WADE avait subi une injustice du fait de sa détention arbitraire et de sa condamnation et qu’il était fondé à en obtenir réparation. Il a aussi reconnu que la mesure de grâce ayant permis la libération de Karim WADE avait été exclusivement décidée pour l’application des recommandations du Groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire, en dehors de tout marchandage politique ou « Protocole de Rebeuss » comme certains ont pu l’affirmer.
De même, l’Etat s’est engagé à améliorer la Cour de répression de l’enrichissement illicite et à légitimer un réexamen de la déclaration de culpabilité et de la condamnation frappant Karim WADE. Le Collectif des avocats de Karim WADE relève qu’au cours de la réunion du Comité des droits de l’homme des Nations Unis, il a été fait discerner à la délégation sénégalaise que : « la grâce octroyée à M. WADE n’allait pas dans le sens de la constatation du Comité car elle n’annule pas la condamnation… »

