Selon les faits relatés par l’Obs, le 5 septembre 2010 à Dakar-Plateau, des voleurs se sont présentés vers les coups de 13 heures à l’appartement de la famille d’Abou Halil. Alors que les occupants de la pièce étaient sortis, les cambrioleurs ont emporté avec eux un coffre-fort contenant 30.000 euros et 7.500.000 de nos francs. Malheureusement pour eux, en quittant l’immeuble, ils ont laissé sur place un sac contenant la pièce d’identité d’Ibrahima Diagne et une facture. Remis aux policiers de Dieuppeul pour les besoins de l’enquête, les limiers ont réalisé que le mis en cause était arrêté en 2012 pour une autre affaire de vol de bijoux commis en 2010. Poursuivant les recherches, les policiers ont mis la main sur Papis Konaré.
Si le juge de la chambre criminelle de Dakar suit les règles de la justice, le jet-setteur Papis Konaré et ses coaccusés, attraits ce mardi 22 octobre à la barre pour association de malfaiteurs, vol en réunion commis avec effraction et usage de locomotion et complicité, ils vont demeurer longtemps en prison.
Le procureur, évaluant que les faits qui leur sont reprochés n’émettent aucune contestation, a requis 15 ans de travaux forcés contre eux. Devant le prétoire, malgré les déclarations de son coaccusé Ibrahima Diagne, affirmant les faits, Papis Konaré nie les accusations portées contre sa personne. La partie civile a réclamé 50 millions de francs CFA là où les avocats de la défense ont plaidé la clémence. L’affaire est mise en délibéré pour jugement qui sera rendu le 12 novembre prochain.
Poursuivis pour les délits d’association de malfaiteurs, vol en réunion commis avec infraction et usage de moyen de locomotive et complicité de ce chef, Papis Konaré et sa bande risquent de passer 15 longues années derrière les barreaux.

