De Ibrahima Diamé Correspondant TerangaNews à Kaolack
Les habitants de ce quartier situé à l’Est de la Commune de Kaolack ont déversé leur colère ce mardi 03 Septembre 2019 à l’entrée du dit cimetière. Ils ont manifesté leur opposition contre l’inhumation de corps sans vie non identifiés venant de la morgue de l’hôpital Régional de Kaolack.
« Notre Cimetière ne sera pas la poubelle de l’hôpital Régional », s’offusque un des porte parole des prostestataires qui se sont massés spontanément sur les lieux.

Jeunes, femmes, vieux et enfants tous, étaient sur les lieux pour manifester leur opposition. Ils sont d’autant plus remontés qu’ils n’ont pas été informés ni avisés par les responsables de l’hôpital. C’est à l’heure grande surprise qu’ils ont encore constaté avec beaucoup de stupefaction des gens venant de l’hôpital entrain d’inhumer des corps sans vie inconnus. « La semaine dernière, informe le porte parole, une trantaine de corps sans vie de bébés y ont été enterrés et aujourd’hui encore ils ont débarqué 8 corps qu’ils ont enterrés dans une fosse commune. Il faut que cela cesse et nous ne l’accepteront plus », poursuit-il.
Ils ont interpellé les autorités administratives comme tels que le Prefet et le Gouverneur. Selon le porte parole, un jeune homme, à la barbe poussante bien entretenue, c’est un imam qui a construit sa mosquée avant de s’autoproclamer imam qui a accompagné les agents de l’hôpital pour procéder à l inhumation. Le délégué de quartier lui dit n’être ni avisé ni prévenu. M. Ndiaye de son nom, indique que c’est suite au bruit qui s’est élevé depuis l’entrée du cimetière qu’il a été saisi et informé de la situation. Il dit être en phase avec les dont il a salué la retenue et la maturité dont ils ont fait montre, Parce que poursuit-il, cela aurait pu déborder.
Nous ne sommes contre l’inhumation de corps au niveau de notre cimetière mais juste que il faut qu’on puisse les identifier pour qu’on sache qui ils sont Parce que nous n’admettrons jamais l’enterrement des lesbiennes dans notre cimetière.
La gendarmerie a d’ailleurs fait le déplacement sur les lieux pour s’enquérir de la situation

