Adama SENE Teranganews Saint-Louis
Après les premiers financements, place maintenant aux remboursements des crédits. C’est dans ce contexte que le délégué général de la délégation à l’entreprenariat rapide(DER), a entrepris une tournée nationale pour constater de visu l’évolution des activités post-financements des bénéficiaires des régions de Thiès, Diourbel et Saint-Louis. A l’étape de la région Nord, les responsables de la DER en ont profité pour faire le bilan de 2018 et dégager les perspectives et prévisions 2019, avant de regretter le faible taux de remboursement des crédits des bénéficiaires.
Pourtant l’enveloppe de financement de la région de Saint-Louis est passée du simple au double, a signalé le ministre délégué à la DER. Etant une région à vocation agricole avec de nombreuses PME, les investissements sont passés de 1.850.000 de francs Cfa à 2. 650. 000 de francs Cfa dont plus d’un milliard de francs Cfa est injecté dans le département de Dagana pour accompagner les chaines de valeurs agricoles. Malgré tous ses efforts déployés, la région de Saint-Louis traîne encore les pieds dans le taux des remboursements. «Le taux de remboursements enregistré est encore faible dans la région Nord. Il est seulement à l’ordre de 35% ce qui nécessite des efforts pour le hisser à un niveau raisonnable», a dénoncé le ministre délégué de la DER.
Ainsi pour renverser la tendance, avec l’appui des autorités administratives de la région, il a été décidé d’installer des comités départementaux de suivi avec des points focaux pour résorber le gap de recouvrement. A en croire le gouverneur adjoint en charge des affaires administratives, les crédits doivent être remboursés le plus rapidement car ils ont été financés pour une durée bien déterminée. « Les bénéficiaires des investissements doivent payés parce que ce ne sont pas des fonds perdus. Mieux d’autres porteurs de projets attendent d’être financés à leur tour. Malheureusement, si les remboursements ne suivent pas, il leur sera très difficile de bénéficier de financements alors que la délégation est là pour toutes les populations », a déclaré Amadou Diop.
Des propos qui ont été confortés par le délégué général de la DER, selon lui, la sensibilisation ainsi que des stratégies sectorielles seront déroulées, mais aucune tolérance au remboursement ne sera accordée aux défaillants-bénéficiaires. «Les financements de la DER fonctionnent suivant le système de revolving. Il faut rembourser pour permettre les autres candidats d’en profiter. Certes on va privilégier la sensibilisation mais nous n’écartons pas d’arriver aux 4 P (Préfet-Police-Procureur-Prison) si les bénéficiaires ne payent pas au centime près les crédits accordés, a martelé Papa Amadou Sarr.

