L’Afrique Subsaharienne est toujours ‘’en proie aux maladies endémiques’’, a soutenu mercredi 31 juillet à Diamniadio, dans le département de Rufisque, Abdoulaye Ly, conseiller technique au ministère de la Santé et de l’Action sociale.
C’est à l’ouverture d’une réunion du comité directeur du réseau Ouest Africain de recherche sur la tuberculose, le sida et le paludisme (WANETAM, sigle en Anglais) que s’exprimait M. Ly.
Plusieurs experts en santé de pays d’Afrique de l’Ouest ont pris part à cette rencontre qui se tient pour deux jours à l’Institut de recherche en santé, de surveillance épidémiologique et de formation (IRESSEF), de Diamniadio, fondé par le Professeur Souleymane Mboup.
’’Malgré, une croissance encourageante, le secteur de la santé qui représente un enjeu stratégique pour le développement de tout pays reste encore fragile dans plusieurs pays africains’’, a avancé-Abdoulaye Ly.
D’après lui, la tuberculose, le sida, le paludisme et les maladies tropicales négligées ’’continuent de saper les efforts de développement de nos pays et d’affecter considérablement et durablement la santé de plusieurs millions d’Africains, parmi lesquels un grand nombre de la population active’’.
’’S’agissant des pays en développement, l’incapacité de la communauté scientifique et technologique à susciter un appui économique et politique endogène en faveur de ses activités se présente comme l’obstacle principal à la connaissance’’, a pour sa part, souligné-le Professeur Mboup.
Selon Aps, il a fait savoir que l’insuffisance des ressources allouées à la recherche y compris dans les pays qui pourraient sans peine consacrer d’importantes sommes à ce type d’activités se révèle être un obstacle de taille dans un monde où l’information scientifique et technologique est de plus en plus commercialisée et de plus en plus onéreuse.

