En liberté provisoire après après 30 jours de détention à Rebeuss pour fausse alerte au terrorisme, l’activiste Guy Marius Sagna n’a pas perdu de temps pour reprendre du service. « Prenant part à la conférence de presse organisée ce lundi matin 19 août par le collectif « Libérez Guy Marius », il a déclaré qu’il va poursuivre son combat pour la transparence dans la gestion des ressources naturelles du Sénégal ».
Déjà, l’activiste alerte sur la « liberté » de ses concitoyens. « Je sais que ma personne n’a pas d’importance, mais sachez que nous sommes tous en sursis, même vous les journalistes », lâche-t-il d’emblée.
Selon le membre de « Frapp France Dégage », dans un pays, ou Karim Wade est isolé depuis trois ans, Khalifa Sall détenu arbitrairement y compris le cas du journaliste Adama Gaye, la liberté de tout un chacun est menacée.
Dans le même ordre d’idée, l’activiste assure qu’il n’est nullement en question pour lui de prendre vacances, « une bataille est gagnée mais pas la guerre. Donc le combat continue, la gestion et la transparence des ressources naturelles seront exigées. »
« Cette incarcération ne m’ébranle pas. Elle ne me fait pas peur. L’intimidation ne passera pas. La lutte va se poursuivre jusqu’au bout. Il nullement question pour moi d’être en retraite sur les activités citoyennes que nous menons ou de prendre des vacances. Il n’est nullement question pour moi d’accepter ce musellement que l’on voudrait me voir observer », a averti-Guy Marius Sagna
Guy Marius Sagna soutient qu’il a été envoyé en prison par les tenants du pouvoir sur la base d’accusations fallacieuses. Le leader de Frapp France Dégage appelle à la mobilisation citoyenne pour faire face à ce qu’il qualifie de « dictature atroce ».
« Mon sort peut arriver à tout le monde. C’est la raison pour laquelle le combat pour la liberté et la démocratie doit continuer », a lancé Guy Marius Sagna. Qui auparavant a remercié tous ceux qui ont contribué à sa libération notamment ses avocats, ses camarades activistes, les citoyens sénégalais, ses avocats. « N’eut été leur engagement, je serais toujours détenu arbitrairement à Reubeuss secteur 5, chambre 36. Et j’ai une claire conscience que ce combat ce n’était pas un combat pour moi. C’est un combat pour dire non à l’arbitraire, non à l’illégalité, non à une tentative de piétiner les libertés démocratiques de notre pays », indique-t-il.

