De Adama Séne Teranganews Saint-Louis
A quelques semaines de la fête de tabaski, les autorités administratives, les services de l’Elevage de Saint-Louis et les différents acteurs du secteur ont participé à un comité régional de développement consacré à l’Aid Kabir. Pour l’édition 2019, les besoins des populations du Nord sont estimés à près de 250.000 têtes. D’ailleurs la rencontre a été saisie par les différents acteurs de l’élevage pour exiger plus de sécurité dans les frontières et dans les points de vente mais aussi pour le remboursement des prêts contractés dans les institutions financières.
Pour la Tabaski 2019, les services de l’Elevage de Saint-Louis ont recensé près de 206.000 têtes dans la zone nord, c’est ce qu’a déclaré le chef de service régional de l’Elevage de Saint-Louis. Ce qui fait un gap de moins de 50.000 moutons à combler sur les estimations de 250.000 ovins attendus. Mais toutefois, l’atteinte des objectifs reste menacée par le manque de financement des opérateurs privés de la région dû en grande partie par le non-remboursement des dettes contractées dans les institutions financières. A en croire le chef de service régional de l’Elevage, cette situation es déplorable puisque de gros efforts sont déployés par les autorités pour accompagner les éleveurs et les opérateurs privés en de pareilles périodes.
« Il faut que certains opérateurs privés apprennent à respecter leurs engagements vis -à- vis des banques et autres institutions financières. Si on ne rembourse pas sa dette, on ne peut s’attendre à un autre prêt dans la même banque. Raison pour laquelle à chaque occasion, nous insistions à les rappeler les remboursements. Mais l’espoir est encore permis puisqu’un appel est lancé aux partenaires financiers pour que des efforts se fassent afin de régler ce problème dans la mesure où nous sommes seulement à cinq semaines de la Tabaski » a soutenu Mme Sy.
Malgré cette menace sérieuse, les autorités administratives et les responsables du service de l’Elevage ont assuré que la demande en moutons en 2019, sera satisfaite dans la région de Saint-Louis. Selon le gouverneur adjoint chargé du développement qui présidait la rencontre, toutes les dispositions sont prises pour amoindrir les difficultés à tous les niveaux. « Comme lors des années précédentes, les mêmes mesures sont arrêtées par le gouvernement pour accompagner les opérateurs privés et les éleveurs par la suppression des taxes douanières à la frontière, municipales dans les communes, l’allégement des contrôles sur les routes. Concernant ce point des directives ont été données aux forces de l’ordre pour leur application » a rappelé Khadim Hann.
Après avoir regretté le non remboursement de leurs dettes par certains d’entre eux, le président des opérateurs privés a appelé les autorités à diligenter rapidement les dossiers de ceux qui sont en règle en attendant de trouver des solutions pour les autres camarades. Avant de dénoncer les nombreuses difficultés rencontrées par ses collègues dans les postes frontaliers avec la Mauritanie et dans les foirails des grandes villes de la région. « Nous sommes très souvent victimes de vols lors des traversées des troupeaux. Dans les villes, les points de vente normalisés sont souvent dépourvus d’éclairage suffisant, de points d’eau pour abreuver le bétail. Donc il faut que les autorités fassent des efforts pour solutionner ces manquements pour sécuriser nos membres, leurs biens et des éleveurs en général» a signalé le président de « Gallé Aynabé » de Saint-Louis. -t-il déclaré.
Un cri de cœur des éleveurs qui n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd puisque le gouverneur a exhorté les collectivités locales à prendre des dispositions sécuritaires et sanitaires pour améliorer les conditions de séjour des éleveurs et opérateurs privés de bétail.

