‘’Forte a été donc notre surprise de voir Monsieur Amadou Woury Diallo bénéficier d’une grâce présidentielle au moment où le dossier en appel n’a pas été encore été vidé’’, a déclaré Dr Assane Diop, président du SPPS, au cours d’une conférence de presse.
‘’La profession pharmaceutique, dans son ensemble, exprime son indignation par rapport à une telle décision et nourrit de grandes inquiétudes quant à la suite du procès’’, a-t-il souligné.
Une décision qui, d’après le responsable syndical risque de compromettre tous les acquis dans la lutte contre le trafic des médicaments, elle est d’autant plus regrettable qu’elle intervient à un moment où la justice venait d’envoyer un signal fort à l’endroit des délinquants. ‘’Tout le syndicat est mobilisé pour qu’il ne soit désormais plus toléré la vente illicite des médicaments frauduleux dans le pays. C’est une fraude mortifère qui tue des milliers d’individus et nous ne pouvons plus rester sans réagir’’, déplore-t-il.
Selon lui, ‘’il s’agit d’un acte de trop après l’affaire Darou Mousty en 2017 avec la restitution de plusieurs tonnes de médicaments saisis et la libération de personnes interpellées’’.
Le syndicat ‘’exige la fermeture définitive et sans délai de tous les dépôts illégaux de Touba qui constitue la plaque tournante de ce trafic du fait de l’impunité qui y règne et une ratification de la convention « Médicrime » qui oblige les États signataires à ériger en infraction pénale la fabrication et le trafic de médicaments contrefaits et à durcir les sanctions’’, a déclaré Dr Assane Diop.
Le syndicat rappelle que Amadou Woury Daillo a été condamné, le 4 décembre 2018, par le Tribunal de Grande Instance de Diourbel pour ‘’association de malfaiteurs, contrebande et complicité d’exercice illégal de la profession de pharmacien sur une affaire de trafic de faux médicaments dont la valeur est estimée à plus d’1 milliard 300 millions de francs CFA’’. Dans cette affaire, d’après APS, les prévenus à savoir le convoyeur (Amadou Woury Diallo) et le destinataire (Bara Sylla) ont été condamnés en première instance à des peines d’emprisonnement ferme de 5 ans et de 7 ans respectivement, à une amende de 2 000 000 de francs CFA.

