Il s’exprimait à Saly-Portudal (Mbour, ouest) à travers un atelier de partage avec les membres de la Commission des lois de l’Assemblée nationale deux jours durant. La rencontre est axée sur le projet de loi portant sur le Code de l’enfant.
Selon Mamadou Saliou Sow, cet atelier s’inscrit dans une perspective de renforcement de la protection des droits de l’enfant dans le cadre du projet d’appui à l’éradication de la mendicité et de la maltraitance des enfants au Sénégal (PAEM).
Il a exhorté les parlementaires à porter le plaidoyer de l’adoption du projet de Code de l’enfant, rappelant que la Constitution du Sénégal affirme dans son préambule son adhésion aux droits humains et aux instruments des Nations unies et de l’Union africaine, notamment la Convention relative aux droits de l’enfant et la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant. « Le choix du projet d’appui à l’éradication de la mendicité et de la maltraitance des enfants d’associer le Parlement dans le plaidoyer pour l’adoption du projet du code de l’enfant n’est pas fortuit. Il met en évidence le rôle pionnier de l’Assemblée nationale dans le combat législatif de conformité aux standards internationaux auxquels notre pays a volontairement souscrit », dit-il.
Il estime qu’il est « plus que nécessaire » de disposer d’un code de l’enfant en tant que document de référence ou corpus juridique unique regroupant l’essentiel des normes protectrices de cette catégorie de personne vulnérable. « La volonté de l’Etat d’asseoir un environnement favorable au bien-être de l’enfant se traduit par l’adoption d’un cadre juridique garantissant aux enfants la protection de leurs droits », a fait valoir le secrétaire d’Etat à la promotion des droits humains et à la bonne gouvernance.
« Il est évident que l’éparpillement de toutes les dispositions relatives à la protection de l’enfant ne facilite pas leur meilleure appropriation par les acteurs et leur application efficiente », conclu-t-il
Selon Aps, à l’en croire, cet atelier de partage contribue à promouvoir la mise en place d’un cadre légal de protection de l’enfance, conformément à la volonté politique du président de la République, Macky Sall.

