Tout porte à croire que la protection des enfants contre les violences et exploitations sexuelles semble être une urgence, en Casamance. Le projet CARES/Enda Santé à Ziguinchor a publié des statistiques qui font froid dans le dos, mardi 23 avril. À Sédhiou, le taux de prévalence sur les enfants est de 86%, 85% à Kolda et 56% à Ziguinchor.
D’aucuns penseront que c’est une manière de stigmatiser la région de la verte Casamance. Positivement, c’est pour tirer la sonnette d’alarme, car les victimes de ces violences se situent entre 02 et 22 ans. L’étude en question révèle que les auteurs se composent essentiellement d’hommes. “Concernant les violences sexuelles (attouchements, harcèlement sexuels), certaines sont portées au-devant du public, d’autres sont tues”, a-laissé entendre Mme Khadidiatou Thiam, coordinatrice du projet Cares (Casamance Research Program on VIH Resistance and Sexuel Health) à Enda Santé, à Ziguinchor.
Elle ajoute que ce programme est un projet de recherche médicale visant à aider les populations à avoir une meilleure qualité de vie à travers une prise en charge rapide de certaines affections, relatives aux résistances des VIH 1 et 2 mais également du cancer du col de l’utérus et de l’hépatite qui sont des maladies sexuellement transmissibles.
Un centre de traitement sera construit
Un centre à vocation sous régionale pour des enfants qui ont subi des attouchements sexuels, des viols et d’autres types de violences va être construit à Ziguinchor grâce à une coopération entre le Sénégal et le Luxembourg pour une prise en charge meilleure, de ces enfants victimes de ces violences physiques. La coordinatrice dudit projet Khadidiatou Thiam pense que les taux dépassant 10% méritent une prise en charge des plus rapides.

