Un come-back ! LE mot est tout trouvé pour le Luxembourgeois David Laborier. Certes, c’est la première fois qu’il mette les pieds à Saint Louis mais l’envie de partager « le jazz né en Afrique » le pousse à parler de retour ». Pour un retour, il faut noter que c’est réussi. Devant un public majoritairement composé d’occidentaux et qui peine à remplir la Place Faidherbe, David Laborier s’est donné à cœur joie. Guitare électrique en bandoulière, le Luxembourgeois a une copie aussi impressionnante que belle. La seule fausse note est à attribué au public. Comment les Saint Louisiens ont pu manquer cette prestation ? Le tempo est au top dès le départ faisant ainsi oublier le climat froid au plus grand bonheur des quelques Dakarois qui ont fait le déplacement. Le rythme, au fil du temps, redescend petit à petit avec de temps à temps une envolée comme pour réchauffer le public. II faut néanmoins remarquer que du point de vue engouement, le festival semble avoir perdu de sa superbe. Mais pour le premier jour de concert, la prestation de haut vol du groupe luxembourgeois a permis de sauver les meubles.

Sa prestation saluée, David Laborier cède la place à la Suissesse Veronika Stalder. Accompagnée par Prince Sissokho, un natif de Thiaroye (une banlieue dakaroise), Veronika Salder a réinventé le Jazz Mbalax. Elle a eu le mérite de faire danser quelques puristes et faussement conservateurs. Le public Sénégalais étant embarqué par les sabars n’a pas manqué de marquer son approbation. Dans une autre vie elle pourrait faire office de muezzin tant sa voix est à la fois accrocheuse et puissante. Dire qu’elle est talentueuse est juste réductrice !

