Dimanche 31 mars, un hippopotame a été abattu par un chasseur étranger, à Kédougou.
Aux environs de 5 heures du matin, la bête a été aperçue par les riverains en provenance du quartier Dalaba. Faisant irruption dans des maisons, l’hippopotame a occasionner des « dégâts matériels », avant d’être abattu quelques heures après par un certain François Uart, un chasseur établi dans la ville de Kédougou (Sud-est 700km de Dakar).
L’acte a suscité indignation, auprès de bons nombres de citoyens et de personnalités au Sénégal qui défendent le droit de l’animal. « Inadmissible !!! Si cet hippopotame a été abattu alors qu’il était coincé dans une fosse septique à Kédougou, ce sont alors des faits extrêmement graves qui méritent l’ouverture d’une enquête pour que les auteurs soient traqués », a écrit l’avocat Me Bamba Cissé sur sa page Facebook.
Allant en profondeur, Me Cissé révèle que « L’hippopotame est une espèce intégralement protégée au sens du code de la protection de la faune qui, en son article 27, prévoit des peines allant « de 1 à 5 ans pour quiconque abat volontairement des espèces intégralement protégées sans permis scientifique ». « En tout état de cause, il faut nécessairement qu’une enquête soit ouverte sur ces faits, » estime-t-il.
Selon le commandant Moussa Ndour, responsable de la Zone d’intérêt Cynégétique (ZIC) de la Falémé et chef de la Faune de Kédougou, « la décision d’abattage de l’hippopotame, qui « dérangeait la quiétude des populations de Kédougou », n’était nullement l’intention des autorités en charge de la question, mais elle est due à un manque de moyens matériels auquel le service fait face pour immobiliser l’animal. »
Toujours selon lui, « dans des situations pareilles la première option à faire c’est de neutraliser l’animal, mais malheureusement ils ne disposent pas de neutralisants… »
L’ancien ministre de l’Environnement Aly Haidar, lui, a émis un sentiment de regret.

