Les enjeux du scrutin présidentiel sont connus de tous. Il s’agit pour un président sortant très contesté par une frange de la population qui se voit mettre son titre en jeu, lui-même candidat à sa propre succession au bout d’un mandat de sept ans. La pèche aux voix a donc démarré et les candidats au nombre de cinq font le tour du pays pour convaincre les électeurs à adhérer à leur cause, celle d’être élu président de la République au soir du 24 Février 2019. Chacun use d’astuces pour y arriver. Mais, le dernier mot revient aux sénégalais qui devront choisir.
C’est le moment aussi pour chaque directoire de campagne de bien étudier la carte électorale et de se préparer en conséquence. La carte ainsi établie donne l’avantage à certaines régions qui ont plus d’électeurs que d’autres. D’autres comme la région de Kédougou ne bénéficie point de ce fort pouvoir électoral.
La région der Kédougou est l’une des régions dont la superficie est importante mais qui a une population faible. Le dernier rapport de l’ANSD qui a effectué le recensement de la population en 2013 et dont le rapport a été porté au grand public. Il faisait état que la région de Kédougou est la région la moins peuplée avec moins de 200.000 habitants soit 151.715 habitants. Ce faible nombre de la population se reflète sur le poids électoral de la région oriental. La carte électorale renseigne qu’elle représente 0,9% du fichier électoral soit 46.143 électeurs seulement que doivent se partager les cinq candidats dont certains sont venus battre campagne alors que d’autres y sont annoncés. Ces 46.143 électeurs seront répartis 195 bureaux de vote et 165 lieux de vote dans les 19 communes de la région.
Pendant ce temps, des régions comme Dakar, Thiès, Saint-Louis, Diourbel dépassent de loin en terme d’électorat la région orientale. Par exemple Dakar avec ses 1.571.652 électeurs représentent un pourcentage de près de 30,4% . La région de Saint-Louis avec ses 397.050 électeurs représente un pourcentage de 7,5% . Quant à Diourbel, la région a un pourcentage de près de 8,8 % avec 465.649 électeurs. Thiès représente pour sa part près de 13,1% avec ses 707.317.
C’est dire que la région de Kédougou ne pèse pas sur la balance électorale. Mais, son poids, aussi faible soit-il, n’est pas négligée par les candidats. Elle est courtisée par les prétendants au pouvoir sans doute pour ses potentialités, ses richesses minières qu’ils pourront disposer une fois élus à la magistrature supreme.
Alioune Badara SALL, Kédougou

