A LA UNE Actualité Kedougou politique Présidentielle du 24 février

A Kédougou, Ousmane Sonko s’engage à corriger l’injustice du déséquilibre social dans la zone

Alioune Badara SALL, correspondant de Téranga News à Kédougou.

Après l’étape de Tambacounda, le leader du parti sénégalais pour la transparence, l’équité et la fraternité (PASTEF) a fait cap sur Kédougou où il a été accueilli vers les coups de 17heures en grande pompe par une foule immense de militants vêtus de t-shirts aux couleurs du parti PASTEF. Les patriotes ont accueilli et accompagné leur leader jusqu’à la place publique. Une caravane longue partie de Laoultamba (route de Tamba), a sillonné quelques quartiers de la commune de Kédougou avant d’arriver à la place des Martyrs où il s’est adressé à ces nombreux militants déterminés à faire la différence au soir du 24 février 219.

Les militants et sympathisants de la coalition Sonko Président venus écouter leur leader à Kédougou.

Dans son speech, Ousmane SONKO a promis aux Kédovins de transformer radicalement cette région compte tenu de son énorme potentiel et de développer le Sénégal en seulement 10 ans. « Kédougou est le symbole de l’injustice et de la richesse nationale », a fait savoir le candidat de la coalition « Sonko Président ». Il poursuit pour dire que « Kédougou est le symbole de la misère, de la pauvreté et de l’enclavement. La région dispose d’un énorme potentiel. Vous avez trois atouts majeurs qui militent en faveur du développement de la région : le potentiel minier, la position géographique, la belle nature, facteur inestimable de développement de l’écotourisme ». Pour Ousmane Sonko, il est difficilement concevable qu’avec ces opportunités, qu’il y ait « moins de 10% des ménages qui ont accès à l’eau potable, pas suffisamment d’infrastructures et de personnels de santé, pas de centre de formation professionnelle pour les jeunes, encore moins d’université. Pis, 60% des personnels des entreprises minières sont des expatriés ». Le leader de Pastef enfonce le clou en laissant entendre que « plus de 100 milliards de nos francs, en termes d’exploitation de l’or, quittent annuellement la région de Kédougou ainsi que toute la production, les terres agricoles sont confisquées et cédées aux entreprises minières, et l’Etat n’y gagne que 10%, les collectivités locales, rien ». Il a réaffirmé sa volonté de renégocier tous les contrats miniers, gaziers, pétroliers et de pêche. Pour réussir le développement du pays en 10 ans, il compte, dit-il, “exploiter les 700 km de côte, l’ensoleillement du pays pour développer un programme d’énergie renouvelable ainsi que les richesses du sous-sol”.

Sonko face à ses militants et sympathisants de Kédougou.

Ousmane Sonko a invité les jeunes à être vigilants le jour du scrutin et à empêcher toute forme d’achat des consciences. « Je vais transformer les frustrations de la jeunesse en ressources pour développer ce pays riche en tout mais malade en leadership politique, et reprendre notre souveraineté. Sous ce rapport, nous allons inverser la tendance en développant un système économique régional », a conclu le candidat de la coalition « Sonko Président ».

Le président de la coalition SonkoPrésident, compte tenu des contraintes de temps, ne s’est pas rendu à Saraya et Salemata comme prévu. Déjà, à quelques jours de la fin de la campagne électorale, Sonko doit faire quatre autres sorties à savoir Matam, Thiès, Saint-Louis et Dakar pour un meeting de clôture.

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Daouda SOW