C’est une peine perdue d’avance que de vouloir installer le pays dans une guérilla urbaine. D’après Aly Ngouille Ndiaye «force restera à la loi». Le ministre de l’Intérieur chargé de l’organisation de l’élection présidentielle répond ainsi à l’opposition qui, depuis l’annonce de la liste provisoire des candidats, manifeste sa désapprobation en allumant des foyers de tension un peu partout à Dakar. Est-ce une façon de repousser ou d’annuler la présidentielle ? Selon Aly Ngouille, « Il y aura bel et bien élection au Sénégal. Ce ne sont pas les manifestations qui changeront le calendrier républicain ». A cet effet, le ministre de l’Intérieur qui a présidé ce mardi 15 janvier 2019 la réunion préparatoire de la ziara Omarienne, a précisé que « Il n’y a toujours pas de liste définitive, chacun a le droit d’introduire un recours et amener le Conseil constitutionnel à revoir sa copie (…) il n’y a pas besoin de recourir à la violence. Entre 2000 et 2012, nous avons connu pareilles situations dans le pays. Cependant, les gens vont revenir à la raison et respecteront les lois du pays. Nous nous soumettrons tous aux lois ».
Interpellé sur les prédictions du Premier Ministre qui a vu juste sur le nombre de candidats devant participer à la présidentielle et a crédité Macky Sall de 54% des voix , Aly Ngouille Ndiaye parle de «coïncidence».
« Nous avons tous parcouru le document du Conseil constitutionnel. Rien n’a été téléguidé. C’est une coïncidence que le Premier Ministre ait trouvé le nombre de candidats validés pour le moment. Qu’il soit tombé sur ce chiffre, une chose est sûre : Le Premier Ministre ne peut pas participer à une délibération du Conseil constitutionnel » a-t-il précisé.
Il faut rappeler que ce 15 janvier 2019, l’opposition a bloqué la VDN. Les jeunes Karimistes et Khalifistes ont brûlé des pneus et échangés des jets de pierre avec les forces de l’ordre alors que les leaders étaient en réunion au siège de Bokk guiss guiss.

