Nos quotidiens se sont beaucoup penchés sur l’opposition ce vendredi 14 décembre.
« L’Opposition pose Macky Sall par terre, » titre-Le Témoin
Les leaders de l’Opposition ont encore vilipendé Macky Sall et son régime. Profitant jeudi 13 décembre du lancement de leur plateforme opérationnelle de sécurisation des élections, Me Mame Adama Gueye et Cie se sont engagés à œuvrer ensemble pour forcer le président Macky Sall, candidat à sa propre succession, à organiser le scrutin du 24 février prochain, dans la transparence totale, lit-on dans le Témoin. D’après le journal, il y a eu une massive de poids lourds de l’opposition tels que Pr Issa Sall, Abdoul Mbaye, Idrissa Seck, El Hadj Malick Gackou, Aida Mbodj, Ousmane Sonko, Me Madické Niang, entre autres, présents à cette plateforme.
« Elle est exclusivement réservée aux intérêts supérieurs de la Nation, » affirme-le coordonnateur Me Adama Gueye dans le Quotidien, parlant de cette ‘POSE’. Me Gueye constate que pour la première fois depuis le code consensuel de 1992, notre pays s’achemine vers des élections sans consensus. Cette Pose est le résultat des concertations entre le leader du mouvement ‘’Senegaal bou bess’’, qui a renoncé à sa candidature, et les autres candidats déclarés à la Présidentielle de février 2019. C’est donc un à un, souligne L’AS, que les opposants du régime en place se sont succédés sur une table installée au milieu de la salle de cérémonie pour signer la charte de la plateforme opérationnelle de sécurisation des élections (POSE).
Dans Le Témoin quotidien, Madické Niang et Idrissa SEck soutiennent : « Macky Sall ira inéluctablement au deuxième tour et sera battu si nous avons 6 coalitions assez fortes. Macky Sall ne sera pas capable d’arriver à ses fins parce que le peuple sera déterminé à lui faire face. »
« Modification de la carte électorale : Opposition et pouvoir à couteaux tirés, » à sa Une
L’actualité Présidentielle met aussi en exergue les enjeux de la carte électorale. Derrière la modification de la carte électorale engagée par le régime en perspective de la prochaine présidentielle, l’opposition y voit ‘’une stratégie sciemment pensée de perturbation du vote des citoyens dans les zones défavorables au pouvoir. » Mais selon le chargé des élections de l’Apr Benoît Sambou, il ne s’agit que d’un processus d’usage qui se fait à la veille de chaque élection, avec le concours de tous les acteurs politiques. Dr Cheikh Dieng du Pds accuse également les tenants du pouvoir d’avoir ciblé les zones hostiles au régime pour y mener des modifications. « Les départements ciblés par le ministère de l’Intérieur sont ceux où l’Apr a eu des difficultés lors des élections législatives de 2007. On en arrive à une situation où l’électeur, même disposant déjà de sa carte d’électeur, va être privé de son droit de vote, » persifle-M. Dieng dans l’Enquête.
En économie, le ministre Amadou Bâ revient à la charge.
« Amadou Bâ mobilise plus de 1400 milliards francs en quelques semaines : Avis de tempête financière sur le Sénégal, » à la Une du Quotidien Le Témoin.
Le journal renseigne qu’en cette période de tensions budgétaires, le ministre de l’Economie et des Finances pêche dans tous les océans financiers. Le journal affirme que l’argentier de l’Etat a enchaîné ces derniers temps les signatures de conventions de financement et d’accords de partenariat afin de renflouer les caisses du Trésor public. Pour preuve, le journal donne en guise d’illustration la signature d’une stratégie conjointe européenne entre l’Etat du Sénégal pour un montant de 492 milliards cfa. Ainsi qu’une signature de convention de financement avec l’Agence Française de Développement (AFD) pour un montant de 20 milliards. Après quoi, Amadou Bâ a procédé à la signature du Plan-cadre des Nations Unies pour l’Assistance et le Développement du Sénégal (Pnuad 2019-2023) qui va faire tomber un financement d’environ 327 milliards cfa dont 48% disponibles, dans les caisses du Trésor public. Dans ce cadre, le Témoin révèle que les secteurs comme l’emploi (32%), la santé (20%) et l’environnement (18%) ont été les mieux servis.
« Tribunal : Ngaka Blindé obtient la liberté provisoire, » à sa Une
Le rappeur n’a pas manqué de faire la Une des journaux. Après près d’un an de détention préventive, Ngaka Blindé et Khadim Thiam hument enfin l’air de la liberté. Poursuivis pour contrefaçon, falsification et altération de signe monétaire et complicité de ces chefs, ils ont bénéficié de la liberté provisoire et seront édifiés sur leur sort le 27 décembre prochain. Selon le Quotidien, cette décision du juge a été accueillie par des cris de joie des amis, parents et fans du rappeur. Apparemment, révèle le Quotidien, le rappeur qui a été arrêté dans la nuit du 18 au 19 décembre 2017, avait composé un chant intitulé « argent-maison-femme-maman ». Il devait en faire un clip. Après concertation avec son staff, ils ont mis en place un synopsis. Le rappeur devait être dans une baignoire, couvert de billets de banque. Quand le Staff a approuvé, ils ont fait appel à Khadim Thiam pour la fabrication de faux billets. Ngaka a été arrêté par la police à bord de sa voiture alors qu’il était en compagnie de 4 autres personnes en possession de faux billets d’une valeur de 5 360 000 francs.
« Corruption au Sénégal : L’ampleur du mal, » à sa Une
L’Enquête s’est particulièrement intéressé à un fait de société, la corruption à travers un livre de Cheikh Tidiane Dièye. Titulaire d’un Doctorat en études du développement, Cheikh Tidiane Dièye vient de publier un livre dans lequel il descend en profondeur, sur plus de 50 ans de prévarication des ressources publiques. Il descend en flammes les gestions calamiteuses sous Senghor, Diouf, Wade et Macky, dans le journal. Nous sommes en 1998, rappelle l’auteur, à une audience que l‘ex-président Abdou Diouf avait accordé à l’Unacois. Le porte-parole de l’organisation dénonce :« Maintenant, la fraude se négocie face-à-face. C’est en plein jour que les gens agissent. » La ‘’fraude noire’’ dont l’exemple est le fraudeur qui n’a qu’une ‘ânée’ de sucre, selon le commerçant, la ‘fraude intellectuelle’’ consistant à se procurer des papiers sous-facturés et la fraude masquée consistant à ne déclarer que le dixième de ses importations étaient en voie de disparition. »
Mais au-delà de ces mécanismes, l’auteur montre simplement par-là, qu’en fait : « La fraude et la dissimulation sont des phénomènes au cœur de la structuration des relations entre les administrations et les usagers. Le réflexe de la triche, de la dissimulation, des petites combines pour se tirer d’affaire est un comportement récurrent chez de nombreux sénégalais et apparaît comme le lieu par excellence des transactions corruptibles autour des douanes et des autres administratives. »
« Beach Soccer-Can 2018 ; Les lions se qualifient en finale et au Mondial 2019, » à sa Une
La touche sportive fermant cette actualité revue de presse est la Beach Soccer. L’équipe du Sénégal de beach soccer a rejoint celle du Nigeria en finale de la Coupe d’Afrique des nations 2018, jeudi 13 décembre, grâce à sa victoire en demi-finales (7-2) contre le Maroc. Les lions représenteront le continent africain à la Coupe du monde 2019 de la discipline, au Paraguay.

