Adama SENE, correspondant de Téranga News à Saint-Louis.
A part le tourisme et le commerce, la pêche artisanale constitue l’un des trois piliers sur lequel repose l’économie de la commune de Saint-Louis. Cependant le secteur traverse des moments très difficiles dus à de multiples causes dont la rareté du produit halieutique sur le marché sénégalais et le renchérissement des prix du poisson au moment où le pouvoir d’achat de la majorité de la population, s’affaiblit. Ainsi pour renverser la tendance, les autorités ont inscrit l’aquaculture comme secteur prioritaire à développer.
Saint-Louis dispose d’un potentiel aquacole et des opportunités inestimables pour faire de l’aquaculture, un levier de développement et de lutte contre le sous-emploi des jeunes. Raison pour laquelle la structure d’appui à la maitrise d’ouvrage communale, a regroupé une centaine de jeunes originaires des différents quartiers de ville et de la Langue de Barbarie pour les informer et les sensibiliser sur l’aquaculture. « Le nombre réduit de licences de pêche octroyées aux milliers de pêcheurs de la Langue de Barbarie par la Mauritanie et la rareté des produits halieutiques dans les côtes sénégalaises, fait que l’aquaculture peut constituer une alternative et des réponses à la problématique de l’emploi au Sénégal aux jeunes » a soutenu le directeur de l’agence communale de développement (ADC) de Saint-Louis. A en croire Boun Daouda Soumaré, l’exploitation de ce sous-secteur à fort coefficient de main d’œuvre, peut participer d’une manière très efficace à la lutte contre l’émigration clandestine, à l’emploi des jeunes et à la réinsertion des pêcheurs de la Langue de Barbarie touchés par les effets des changements climatiques. Pour lui, la rencontre a permis de montrer aux participants que l’aquaculture est créatrice d’opportunités d’emploi pour les jeunes. « A l’horizon 2023, l’aquaculture permettra de produire environ 10% du volume de pêche de capture et de fournir 20.000 emplois. C’est pourquoi, nous avons informé et sensibilisé les jeunes sur les conditions de réalisation d’une aquaculture commerciale privée, compétitive, capable de générer des profits intéressants tout en étant socialement équitable, respectueuse de l’environnement et techniquement maitrisée » a signalé M. Soumaré. Avant d’ajouter que les 100 jeunes ciblés dont les 50% sont des jeunes pêcheurs de guet-Ndar, seront accompagnés financièrement grâce à la GIZ pour la réalisation de quelques projets dans la seconde phase du partenariat avec le programme « réussir au Sénégal », après évaluation de la première partie au mois de mars prochain.
H24
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