Ce 17 mai 2018, la plupart des journaux du jour sont largement revenus sur l’affaire Fallou SENE, étudiant tué par balle, lors de la manifestations des étudiants pour réclamer leurs bourses. Ces quotidiens ont relayé la conférence de presse du procureur de Saint-Louis par rapport à l’affaire et la sortie du pére de Fallou SENE, pour dénoncer la façon avec laquelle son fils a été tué.
« L’enquête bouclée dimanche . La victime a été atteinte par une balle au niveau du bassin », telles sont les précisions du procureur de Saint-Louis. Selon Ibrahima Ndoye, « Tous les blessés ont été entendus sauf deux. Tous les membres de l’escadron de Saint-Louis qui étaient en intervention à l’UGB seront entendus. L’enquête confiée à la gendarmerie territoriale » pour faire la lumière sur cette affaire.
Une affaire qui fait couler de l’encre aussi à la dans L’AS. « L’enquête sera bouclée d’ici dimanche » plaque L’AS à sa Une. Ces propos sont du maîtres des poursuites qui a tenu à préciser « si c’est un gendarme, je ne suis pas compétent ».
L’usage de balles réelles lors de manifestations, les forces de l’ordre sénégalais en sont bien compétents. Une chose pourtant dénoncée souvent mais légalisée par les textes si l’on en croit le commissaire Boubacar Sadio. Selon le Commissaire à la retraite, « la législation permet d’user de balles réelles ». Il soutient que « Il y a une disposition réglementaire qui autorise à tirer sur les manifestants qui bravent l’autorité. Cette disposition est inscrite dans la réquisition complémentaire spéciale ». Concernant l’usage de balles à blanc, l’ancien policier de préciser que « A ma connaissance, aucune disposition n’autorise l’usage de balles à blanc, mais plutôt de balles réelles… Il existe quatre réquisitions », s’est-il confié à Source A. Dans le même journal, De Saint-Louis à Dakar, en passant par Pattar, terre natale du défunt, Source A revient sur « les derniers développements après le meurtre de Fallou SENE ». C’est pour nous apprendre que « Pattar étouffe de colère, se barricade, éconduit le gouverneur, le préfet et les journalistes. Le père de l’étudiant dit qu’il ne se relèvera pas de cette tragédie et fait pleurer plus d’un ».
Abdoulaye SENE père du défunt Fallou SENE s’est aussi confié à nos confrères d’Enquête en ces termes « Ils ont tué mon fils, mon espoir… », « Abdoulaye SENE a fait pleurer toute une assistance suite au récit poignant de son témoignage sur ce fils émérite… »
La mort de son fils, Abdoulaye SENE revient aussi la dessus dans VOX POP, « Il n’y a rien qui peut justifier cet acte ignoble, cruel et barbare. Je suis meurtri » a soutenu le père de Fallou SENE, avant de renchérir « On a tué un fils pieux, mon espoir ».
De l’espoir Idrissa Seck n’en a pas quant à la gestion de Macky Sall. Se prononçant sur le décès de l’étudiant de l’UGB, le président de Réwmi soutient que « Macky est un peureux, il a transmis sa peur aux forces de l’ordre ». C’est à la Une de L’AS quotidien. « C’est la dernière fois que nous tolérerons qu’un de nos enfants soit lâchement tué » poursuit Idrissa Seck, sous formes d’attaques.
Des attaques que le quotidien Le Quotidien qualifie de tirs avec à la Une « Tirs de barrage contre Macky ». « Les étudiants ferment le campus de l’UGB », Idy « Assassiner nos enfants… c’est la limite ».
Les étudiants de l’UGB eux ne se fixent plus de limites. Dans le journal de Madiambal Diagne, le correspondant à Saint-Louis fait savoir que « Après la mort de leur camarade Mouhamadou Fallou Sène mardi, les étudiants de l’UGB ont décrété un mot d’ordre de grève illimitée et promettent d’ester en justice ».
Parlant de la justice, « Le Président met en branle l’IGE pour auditer la gestion des bourses », révèle Vox Populi.
D’ailleurs le journal Enquête a consacré une page entière à la question des bourses des étudiants. C’est pour titrer « Gestion des bourses des étudiants. L’opacité totale ». Selon le SG du SAES, Malick Fall, « Il faut faire un audit de ce secteur ».
Mor Ngom pour sa part reconnait que dans l’affaire Fallou Sène, « Il y a des fautes, Macky devra prendre ses responsabilités », c’est dans Vox Populi.
Au sens de la responsabilité, c’est ce à quoi appelle le Ministre conseiller en communication du Président Macky Sall, El Hadji Hamidou Kassé. Dans un interview accordée aux confrères de Enquête, « Nous avons tous intérêt à protéger nos forces de sécurité ».
Terminons avec le Ramadan qui a débuté au Sénégal ce 17 mai 2018. « Le croissant lunaire, une équation à plusieurs inconnues ». Le journal rappelle que « cette année encore, les musulmans sénégalais commencent le ramadan en rangs dispersés ».

