Les quotidiens de ce mardi 27 mars 2018, font tous l’écho de la démission du magistrat Ibrahima Hamiddou Déme de la magistrature. Dans une lettre adressée au chef de l’Etat, le juge Déme pointe du doigt « une justice aux ordres » et le rôle du Président Macky Sall.
L’information barre d’ailleurs la Une du quotidien L’As qui nous apprend que « le juge Ibrahima Hamidou Déme a démissionné de la magistrature suite à une brouille avec le procureur général de la Cour d’Appel de Dakar, Lansana Diaby sur une affaire de mémoire d’appel sur un terroriste ».
L’As de renchérir révèle L’As « tout est parti d’une demande de mémoire de Lansana Diaby à Déme pour faire appel, suite au relaxe d’un présumé terroriste. Ce que Déme n’avait pas réussit, faute d’éléments factuels pour motiver. Ce qui a suscité la colère du président de la cour d’appel de Dakar ».
L’As de titrer « Démission de la magistrature, le juge Déme s’en va ».
La démission du juge Déme fait aussi la Une du quotidien Le Quotidien. Le journal qui parle de démission fracassante rapporte que le juge Déme a jeté l’éponge pour dénoncer les maux qui gangrènent la magistrature.
« J’ai démissionné d’une magistrature qui a démissionné », écrit Déme dans sa lettre de démission.
Le Quotidien qui a parcouru la lettre du juge Déme revient sur les raisons évoquées pour claquer la porte de la magistrature. Ibrahima Hamidou Déme de citer « la gestion gabègique, folklorique, clientéliste en lieu et place d’une gestion sobre et vertueuse qu’avait promis le Président Macky Sall ».
Le magistrat démissionnaire d’interpeller les sénégalais que « au delà de la justice, le mal est beaucoup plus profond et c’est tout le pays qui est en détresse », peut-on lire dans les colonnes du Quotidien.
Selon, L’Observateur de ce mardi, « il y a charivari dans la magistrature avec la démission du juge Ibrahima Hamidou Déme ».
L’Observateur qui rapporte les mots du juge démissionnaire d’écrire que « la justice est aux ordres. Elle n’est pas indépendante. Mais l’ancien magistrat se veut clair pas question de capituler car je resterai indéfectible pour la survie de notre nation et de notre démocratie ».
L’observateur revient encore sur les rapts d’enfants avec l’arrestation d’une guinéenne Idiatou Diallo arrêtée à la Médina alors qu’elle tentait d’enlever un écolier.
Et, à en croire, L’Observateur la dame d’origine guinéenne « est atteinte d’une déficience mentale, Idiatou Diallo est suivie depuis 15 ans à l’hôpital psychiatrique de Thiaroye ».
Le quotidien du Groupe Futurs Médias, « la dame est divorcée à cause de ses problèmes psychiatriques et elle est mère de trois enfants. Et selon l’analyse psychiatrique c’est l’instinct maternel qui pousse à agir de la sorte ».
Source A s’est intéressé à ce qu’il appelle « une pluie de millions distribués au patronat siégeant en conseil d’administration du Conseil sénégalais des chargeurs (COSEC) ».
D’où le titre de Source A : « COSEC, vache laitière pur sang ».
Source A nous fait savoir que le COSEC alloue chaque année la somme de 40 millions de nos francs à chacune des organisations patronales qui siègent dans son Conseil d’administration.
Source A nous apprend que ces organisations bénéficiaires sont « le CNP, du CNES, le GES, et l’UNACOIS ».
Parlons sports pour boucler cette revue avec la deuxième sortie des Lions du Sénégal qui croise la Bosnie Herzégovine ce mardi 27 mars au Havre en France en match préparatoire de la coupe du monde Russie 2018.
Record nous informe que Aliou Cissé devra se passer de Diao Baldé keita qui un souci derrière la cuisse mais aussi du capitaine Cheikhou Kouyaté.

