La trésorerie bancaire, mesurée à travers les soldes des comptes ordinaires et de règlement dans les livres de la BCEAO, a enregistré une baisse de 65,0 milliards de francs CFA sur le dernier trimestre pour s’établir à 1.231,9 milliards de FCFA à fin décembre 2017.
Selon les livres de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) « cette évolution résulte de l’incidence négative des facteurs autonomes (-353,3 milliards) sur la période, atténuée par la hausse de l’encours des refinancements accordés par la Banque Centrale (+288,3 milliards) ».
La même source de citer, « le rapport de la Politique Monétaire dans l’UMOA- Mars 2018 », « la variation négative de l’offre autonome de liquidité des banques a été induite par le solde négatif de leurs transferts (-441,5 milliards) et les sorties de billets à leurs guichets (-373,1 milliards). Cette évolution a été partiellement compensée par le solde des opérations avec les Trésors et les autres facteurs nets qui est ressorti positif sur la période (+461,3 milliards) ».
D’après toujours la note de la banque centrale, « la position structurelle de liquidité des banques ou trésorerie propre des banques, définie comme la trésorerie hors refinancement de la Banque Centrale, est ressortie négative à -2.948,9 milliards de FCFA à fin décembre 2017 contre -2.595,6 milliards de FCFA trois mois plus tôt ».
S’agissant des réserves requises des banques sur la période de constitution allant du 16 novembre au 15 décembre 2017 s’élevaient, en moyenne, à 591,0 milliards de francs CFA. Sur cette même période, les réserves constituées par les établissements assujettis sont ressorties, en moyenne, à 1.313,0 milliards de FCFA, excédant ainsi de 722,0 milliards de francs CFA le niveau réglementaire minimal exigé.
Par rapport à la situation prévalant trois mois plus tôt (période du 16 août au 15 septembre 2017), les réserves excédentaires ont baissé de 152,0 milliards de FCFA. Elles représentent 122,2% des réserves requises contre 144,8% le trimestre précédent. Le nombre de banques en déficit de constitution des réserves obligatoires s’est accru, passant de cinq à treize sur la période, reflétant les tensions de trésorerie de certaines banques.

