2018, nous sommes à la pointe de la modernité, à l’échelle de l’évolution. En ce sens, chaque domaine se fait une vision de ce qu’elle voudrait être d’ici les années à suivre. UNFPA s’est mis dans ce sillage. A cette rencontre eu lieu ce lundi 26 février au Radisson hôtel, les ambassadeurs de plusieurs pays au Sénégal y compris le directeur régional de l’organisation Mabingue Ngom, se sont penchés sur la question du dividende démographique. A cet effet, plusieurs questions ont été soulevées dont les principales sont le taux de natalité, et le développement de la commune de Fass.
En effet, cette question liée à la natalité est assez soulevée, vu qu’elle est intrinsèquement liée au développement. Plus de 2%, c’est le taux de croissance démographique. Un rapport impliquant le « temps de doublement » de la population de 20 à 30 ans. Toujours dans ce rapport, la population des jeunes était de 6 millions en 2010 et devrait atteindre 10 millions d’ici 2030.
« Cette cohorte de jeunes peut devenir un avantage si le nombre de personnes à charge par travailleur est réduit par une baisse de la fécondité, » dit-le directeur régional.
Pour arriver à ce stade, les membres de l’UNFPA ont mis en place des stratégies : celle de parer au mariage d’enfants et à la fécondité des adolescents, donc, de la planification familiale, de manière stratégique.
L’on a beau parlé de programmes, de stratégies, tels que créer un environnement juridique et politique propice, améliorer l’accès des jeunes filles à une éducation scolaire de qualité, leur autonomisation est de loin celle susceptible de conduire à des résultats positifs. Comme le dit le dicton, « Quand un homme a faim, mieux vaut lui apprendre à pécher plutôt que de lui donner un poisson. Car, si tu lui donnes un poisson, il le mangera en un jour. Et si tu lui apprends à se le procurer, il en aura tous les jours. » Il en va de même pour les jeunes filles de l’Afrique occidentale et du centre. Ce qu’explique l’ambassadeur luxembourgeois au Sénégal : « Les programmes réussis sont ceux permettant d’autonomiser les jeunes filles en situation de risque de mariage d’enfants, à travers par exemple, la formation aux compétences nécessaires à la vie courante, la mise en disposition d’espaces sûres pour leur permettre de discuter de leur avenir, la fourniture de services de santé et d’éducation, ainsi que le développement de réseaux de soutien. De telles interventions, poursuit-il peuvent munir les jeunes filles de connaissances et de compétences dans des domaines pertinents pour leur vie. » Ces domaines comprennent bien entendu leur santé sexuelle et reproductive ainsi que leurs droits en vertu de la loi.
Le directeur général relève qu’il est également important de mettre en place des programmes d’autonomisation pour les filles déjà en situation de mariage d’enfants.
En définitive, les jeunes filles et les femmes constituent indéniablement le cœur du dividende démographique. La lutte contre le mariage d’enfants dans la région permettra non seulement de changer la vie de millions de jeunes filles mais, elle constituera une opportunité essentielle à l’exploitation du dividende démographique de l’Afrique.
Le programme ne manque ni de logique ni de pertinence. Dans la mesure où une commune a été choisie comme site pilote pour cette initiative, Fass. Le choix est justifié par le taux jugé élevé d’abandon scolaire avec 63% des filles et 71% des garçons qui ont achevé le cycle primaire. La situation est aussi préoccupante au secondaire où le taux de déperdition chez les filles est assez élevé. Par ailleurs, Fass demeure une poche de pauvreté et de chômage en plein milieu de quartiers riches, à proximité des plus grandes universités publiques et privées du Sénégal.
Ceci étant dit, l’on en juge que la suite sera probante…

