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Matam : Marche de protestation pour réclamer leur retour dans les classes, la trouvaille des élèves de Thilogne

De Abdourahmane DIÈNE, Matam

De Thierno Baye DIÈNE, Matam
« Nous voulons étudier ! » c’est le slogan que les élèves du collège et lycée de thilogne scandaient lors de leur marche, dans les rues et ruelles de la ville située à 50km au nord de Ourossogui. Les enseignants, dans le bras de fer qui les oppose au gouvernement, ont durci le ton avec des mots d’ordre plus corsés au grand dam des apprenants. Ces derniers conscients de la gravité de la situation ont décidé de passer à l’action en accentuant la pression afin que la situation se décante. Et pour donner plus d’impact à leur initiative, ils ont paralysé tout le système éducatif de la commune en faisant sortir leurs camarades du primaire. A l’école élémentaire thilogne 2, les élèves en classe de CM2 qui étaient en essai, n’ont pas terminé les épreuves du jour. Ce qui a le mérite de plonger la directrice Marieme Touré, dans un sentiment de désolation : « on était en classe quand les élèves du collège sont venus et ont fait sortir nos élèves. Ceux de CM2 étaient en essai mais lorsqu’ils ont franchi le portail de mon école, ils ont tout interrompu. Ça me désole mais je comprends la situation car eux aussi sont victimes des grèves répétitives des enseignants ».
C’était une véritable marée humaine qui a déferlé sur la route nationale n°2 pour se présenter devant l’hôtel de ville. Devant le 1er adjoint au maire de thilogne, Alassane Sow alias Zorro, les potaches ont exprimé sans ambages leurs préoccupations. Omar Ly portait leur parole « aujourd’hui, nous sommes en mouvement pour une cause qui nous concerne tous. Camarades, notre avenir est menacé du moment où il y a un désaccord entre les professeurs et le gouvernement. C’est nous qui subissons toutes les conséquences de ce bras de fer alors nous voulons étudier » son speech galvaniseur, ponctué par des applaudissements très nourris, a été religieusement écouté par le représentant du maire. Comme pour exhorter son interlocuteur à embrasser leur cause, Omar Ly martèle : « il est clair que nos gouvernants ne vont pas envoyer leurs enfants dans les écoles publiques parce que la qualité n’y est presque plus à cause des grèves répétitives. »
Les potaches devront prendre leur mal en patience puisque les syndicats des enseignants ont déjà dévoilé leur 3e plan d’action avec une grève les 15 et 16 février prochain

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Daouda SOW

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