Josette Marceline Lopez Ndiaye la présidente de l’Observatoire national des lieux de privation de liberté (ONLPL), a dit travailler avec son administration pour le désengorgement des prisons sénégalaises.
Pour elle, et son équipe, le but est de parvenir à atténuer l’impact de la surpopulation et de la promiscuité dans les lieux de détention, a-t-elle expliqué.
La présidente s’exprimait lors du comité régional de développement (CRD), de sensibilisation et d’information des acteurs sur les missions et fonctionnement de l’ONLPL. Cette rencontre a été présidée par l’adjoint au gouverneur chargé des affaires administratives, Amadou Diop.
La présidente a aussi souligné que l’Observatoire entend œuvrer à l’application des peines alternatives, toujours dans le but de désengorger les prisons.
Elle a dit vouloir essentiellement mettre fin à la maltraitance, aux abus et tortures dans les prisons et autres lieux de privation de liberté, comme la Gendarmerie et la Police. Des propos qu’elle a tenu alors qu’elle présentait l’ONLPL. La présidente a par ailleurs spécifié que c’était dans le cadre de sa mission consistant à renfoncer l’Etat de droit au Sénégal.
Précisant que la mise en place de cet observatoire est une réponse juridique et institutionnelle, comme les cas de tortures et de « maltraitance dégradante », certains détenus étant parfois victimes de « violations graves’’ de leurs droits dans les prisons et autres lieux de privation de liberté.
Pour la prise en charge des cas de tortures et de tout autre abus la chefe de fil de l’ONLPL a confié que sa structure avait installé cinq points focaux dans les régions de Matam, Kaolack, Ziguinchor, Kédougou et Thiès. Il s’agit aussi de « prévenir ces violations de droits qui doivent être bannies au Sénégal, premier pays francophone à avoir ratifié la Convention internationale contre la torture », a-t-elle expliqué.
Dans la région de Saint-Louis, les acteurs de la justice entre autres les magistrats, officiers de polices et de gendarmerie, ont lors du CRD, formulé des recommandations et suggestions pour l’insertion sociale de certains détenus, notamment. Ils ont suggéré également de revoir les mandats de dépôt et l’application de peines alternatives.
Après l’atelier, des visites sont prévues dans les lieux de privation de liberté.

