Si les quelques 11 diplômes universitaires de Robert Mugabe sont reconnus authentiques à l‘échelle planétaire, le doctorat en philosophie de son épouse semble douteux. C’est en tout cas l’impression que donne la commission anti-corruption du Zimbabwe qui entend enquêter sur le diplôme universitaire de la première dame déchue.
L’annonce de cette investigation a été faite ce lundi à Harare, capitale du Zimbabwe. “Nous confirmons l’information selon laquelle une enquête a été lancée”, a déclaré la porte-parole de la Commission anti-corruption, Phyllis Chikundura. « L’enquête pour comprendre les conditions dans lesquelles Grace Mugabe a obtenu son doctorat, » poursuit-elle.
L’ex-première dame a obtenu en 2014 un doctorat de l’Université du Zimbabwe, quelques mois seulement après son inscription.
Elle n’a jamais publié sa thèse qui, selon le journal gouvernemental « The Herald », avait pour thème : « La modification de la structure sociale et des fonctions de la famille ».
Son diplôme de doctorat en philosophie lui avait été accordé et remis par son mari, Robert Mugabe, qui était également chancelier, président de droit de l’Université du Zimbabwe (UZ).
La remise, en grande pompe, de ce diplôme par le département de sociologie de l’UZ a provoqué une vive controverse, notamment parmi les opposants au régime qui ont toujours douté de l’authenticité et de la pertinence du travail réalisé par Mme Mugabe pour l’obtenir.
Jadis remarquée pour ses frasques à répétition, ses extravagances et ses coups de colère, Mme Mugabe, aujourd’hui âgée de 52 ans, s’est faite discrète depuis la destitution de son époux.
Reste à savoir si Gucci Grace, un surnom qu’elle a gagné en raison de ses faramineuses dépenses sortira de sa réserve afin de prouver l’authenticité de son diplôme.

