Serigne Khadim Lo Gaydel se joint aux voix qui ont condamnés le massacre de 13 jeunes dans la forêt de Boffa Bayot. Un acte qu’il qualifie de « carnage qui est aux antipodes de tout principe enseigné par les religions déclarées et qui heurte notre conscience collective. »
Selon le guide religieux le Sénégal ce tragique événement est une « terrible épreuve » qui a frappé les sénégalais de toutes obédiences confondues. « Nous restons indignés par de tels incidents qui viennent endeuiller une nation indivisible », nous renseigne-t-il dans sa déclaration.
Les jeunes qui ont été tués étaient partis couper du bois dans la forêt avant d’y être surpris et abattus. Une zone qui est minée par une rébellion séparatiste depuis trois décennies même si une accalmie est observée dans la région. Un communiqué signé par le Mouvement Démocratique des Forces Démocratiques de la Casamance (MFDC) a nié toute responsabilité dans cette tuerie. La zone est également en proie à une coupe abusive de bois qui transiterait par la Gambie.
Appel à la paix
Selon Serigne Khadim Lo Gaydel, « que la faute soit imputable aux éléments d’un mouvement aux velléités irrédentistes ou qu’elle soit la conséquence des intérêts divers relatifs au bois de la forêt de Bayotte ; le constat ne change pas : Le respect de la vie humaine est indéniable et personne ne devrait y porter atteinte. »
Il a rappelé que la Casamance a besoin d’une paix définitive et exhorte « le gouvernement et les forces vives de la nation à ne pas laisser un tel événement si horrible soit-il obtempérer les espoirs d’une paix durable et soutenue. »
Selon Amadou Diallo, un des survivants de ce massacre, ils ont été conduits par une trentaine d’hommes en armes dans un endroit de la forêt avant de les fusiller. 13 personnes ont trouvé la mort dans cette tuerie et 9 blessés. Le Commandant de la Zone militaire n°5, le Colonel Khar Diouf a tenu à rassurer les populations de la zone. « Toutes les dispositions sont prises pour que pareils actes ne se reproduisent plus », a-t-il affirmé.

