Le Sénégal compte accueillir 3 millions de touristes à partir de 2023 et 10 millions en 2035. Ainsi pour atteindre cet objectif, le gouvernement a entrepris l’aménagement de nouveaux sites touristiques à Pointe Sarène et Mbodiène. Mieux, à travers le PSE, il a décidé de repenser le tourisme dans ses finalités, son fonctionnement, son organisation, ses stratégies, sa transversalité et surtout ses interactions avec les autres secteurs. « Cependant, à la lumière de l’analyse, il ressort des différents diagnostiques que les textes actuels (décrets, arrêtés, circulaires) réglementant les activités et professions touristiques sont obsolètes et incomplets.
Malgré l’affirmation d’un leadership dans la sous région, l’absence d’un code, cadre légal unifié et partagé, constitue dès lors, un réel handicap dans la mise en œuvre optimale des politiques et stratégies de développement du secteur », souligne le document. En outre, les nouveaux enjeux de développement durable, de lutte contre le terrorisme, et le blanchiment de capitaux, de maîtrise de l’outil électronique, de formation aux nouveaux métiers et de l’information touristique impliquent un changement de paradigme dans la gouvernance institutionnelle.
C’est dans ce cadre que le ministre du Tourisme, Mame Mbaye Niang, a réuni les différents acteurs pour procéder au lancement du nouveau processus d’élaboration du premier code du tourisme. Selon, ce dernier, « la mise en place de ce code du tourisme va permettre à toutes les parties prenantes à savoir Etat, populations locales, professionnels, promoteurs, partenaires techniques et financiers, touristes et visiteurs, de disposer d’un outil consensuel fixant « les droits et les obligations de tous », note le communiqué.
Dans son intervention, le ministre du Tourisme, Mame Mbaye Niang a souligné que « cette rencontre a servi de tribune pour informer les participants sur les motivations du projet de mise en place de la première loi d’orientation du pays, de présenter les activités prévues et convenir des modalités d’échanges d’informations, de fixer les modalités, le calendrier de réalisation et les stratégies de mise en œuvre du projet. L’objectif est aussi de recueillir les meilleures pratiques, d’identifier les parties prenantes du projet et leur rôle, de définir une méthodologie et une feuille de route ». Ajoutant que, « nous voulons faire du tourisme, un vecteur de croissance et de création de richesse. Pour cela, il faut repenser la gouvernance du secteur, son fonctionnement, le financement. Il nous faut donner du sens à notre action. Cependant, il nous manque un instrument ».

