Les forces de sécurité de République démocratique du Congo (RDC) ont réprimé ce dimanche 31 décembre 2017, des messes dans des églises à coups de gaz lacrymogène, et empêché des marches après l’appel des catholiques à manifester contre le maintien du Président Joseph Kabila. Ces répressions ont pour l’instant fait au moins huit (8) morts, selon un dernier bilan onusien : sept à Kinshasa et un à Kananga. Plus de cent arrestations ont également été effectuées.
Les autorités congolaises ont sorti l’artillerie lourde, coupure internet, déploiement sécuritaire, barrages policiers pour étouffer les « marches pacifiques » des catholiques contre le chef de l’Etat, malgré l’appel des Nations unies et des chancelleries au respect du droit à manifester. Ces marches ont été organisées un an après la signature sous l’égide des évêques d’un accord prévoyant des élections fin 2017 pour organiser le départ du Président Joseph Kabila, dont le mandat a expiré depuis décembre 2016.
Alors que sept personnes ont été tuées à Kinshasa, dont au moins deux jeunes catholiques de la paroisse Saint-Alphonse de Matete, à Kananga, au Kasaï (centre du pays), un homme a été tué par balles par des militaires qui ont ouvert le feu en marge d’une marche anti-Kabila.
Au Kasaï, massacres à huis clos
A Lubumbashi (sud-est), deuxième ville du pays, deux personnes ont été blessées par balles quand les forces de sécurité ont ouvert le feu alors que les catholiques tentaient de manifester à la sortie d’une messe. La police a également utilisé des gaz lacrymogènes et des jeunes ont répliqué par des jets de pierres. Quatre véhicules ont été incendiés et des pillages commis.

