Les ministres l’ont fait, le président IBK, l’a validé. Le maire de la commune 6 du district de Bamako, Alou Coulibaly, a été suspendu pour trois mois par le conseil des ministres tenu ce mercredi 24 janvier.
Officiellement, on lui reproche des manquements à sa mission.
Le ministre Ag Mohamed Moussa a dit qu’il lui est reproché un certain nombre de manquements, dans l’exercice de sa fonction de maire de l’une des 6 communes de la capitale. On lui reproche la délivrance d’un ordre de mission à une personne qui n’était pas agent de la mairie, des dispenses illégale de paiement de taxes au profit de tierce qui entraînent des pertes financières pour la mairie, le recrutement de personnel sans l’accord du conseil communal, entre autres.
C’est au sortir du conseil des ministres que le chef du département de la décentralisation et de la fiscalité locale Alhassane Ag Mohamed Moussa a annoncé la suspension du maire de la commune VI de Bamako, Alou Coulibaly. C’est une mesure disciplinaire rare au Mali, et pour dire, en Afrique de l’Ouest.
Mais, les proches du maire et des opposants indiquent que les vraies raisons de cette suspension sont ailleurs. Ils estiment que le maire Alou Coulibaly vient de payer pour la mise à disposition d’un terrain de football situé dans sa commune à l’ex-général Moussa Sinkou Coulibaly pour y tenir son meeting politique le samedi dernier.
Cet ancien officier supérieur qui avait démissionné de l’armée en décembre pour faire la politique est rapidement devenu un des plus farouches opposant au régime en place. Il avait dénoncé le fait que le plus grand stade de Bamako lui a été refusé pour le même meeting aux cours duquel il a lancé sa plateforme politique en vue de l’élection présidentielle.
La suspension de trois mois du maire de la commune VI commence ce jeudi 25 janvier. Les dirigeants devraient en prendre de la graine.

