Ils étaient d’origine malienne et burkinabé, certains venant du Burkina Faso pour une foire hebdomadaire dans le centre du Mali, ce jeudi25 janvier.
« Treize civils maliens et burkinabé ont été tués jeudi près de la localité malienne de Boni, lorsque le véhicule dans lequel ils étaient a sauté sur une mine« , a déclaré à l’AFP Mahmoud Traoré, un élu de la région de Mopti, dont dépend Boni. « Ce sont les terroristes qui utilisent ces mines pour semer la terreur », a affirmé une source de sécurité malienne, faisant état de « 13 personnes mortes sur le coup » et d’un blessé « dans un état critique ». « Le véhicule est calciné », a ajouté Mahmoud Traoré.
Selon un autre élu local, témoignant sous le couvert de l’anonymat, « le véhicule de forains », a quitté tôt le Burkina Faso pour le marché hebdomadaire qui se tient aujourd’hui à Boni. « A son bord, on comptait sept commerçants burkinabè et des maliens. A 9 km de la ville de Boni, le véhicule a explosé après avoir sauté sur une mine », a précisé cette source. Selon un enseignant de Boni, « des policiers et militaires maliens, ainsi qu’une ambulance » se sont dirigés vers les lieux du drame.
Face à la dégradation de la situation aux confins du Mali, du Burkina Faso et du Niger, l’organisation régionale G5 Sahel, regroupant ces trois pays, ainsi que la Mauritanie et le Tchad, a réactivé en 2017, avec le soutien de la France, un projet de force conjointe antijihadiste, initialement lancé en novembre 2015.

