L’Afrique, le continent dont la majorité des pays font partie des plus pauvres au monde veut s’extirper du gouffre du sous-développement. La croissance économique de pays comme le Sénégal et la Côte d’Ivoire laisse entrevoir une lueur d’espoir à la jeunesse du continent. Cependant, selon Macky Sall, les Etats africains doivent construire des infrastructures intelligentes pour relever le défi du développement.
Les infrastructures intelligentes sont le socle sur lequel repose une « ville intelligente ». Le rapport 2016 du conseil économique et social des Nations Unies définit ces derniers comme « ville novatrice qui utilise les TIC et d’autres moyens pour améliorer la qualité de vie, l’efficacité de la gestion urbaine et des services urbains ainsi que la compétitivité, tout en respectant les besoins des générations actuelles et futures dans les domaines économique, social et environnemental. »
« Les systèmes de gestion des bâtiments intelligents peuvent améliorer l’efficacité énergétique, limiter le gaspillage et optimiser la consommation d’eau, aux fins du bon fonctionnement des locaux et de la satisfaction de leurs occupants. Selon des estimations, les bâtiments intelligents permettraient d’économiser jusqu’à 30 % d’eau et 40 % d’énergie, et de réduire de 10 % à 30 % les dépenses totales d’entretien, » poursuit le rapport.
« La transformation dynamique observée au Sénégal et en Afrique nécessite des partenariats. Il apparait clairement que pour relever le défi du développement, il nous faut des infrastructures de haute qualité apte à soutenir la croissance et le progrès. Il nous faut des infrastructures intelligentes hiérarchisées aux besoins futurs », a déclaré Macky Sall à l’ouverture de la première édition de la conférence sur l’infrastructure de haute qualité.
Pour atteindre cet objectif qui va permettre à l’Afrique de combler son déficit d’infrastructures de qualité, Macky Sall propose une approche régionale. Le ministre japonais du Territoire, de l’infrastructure, des transports et du tourisme du Japon, Takao Makino a indiqué « qu’il y a un grand défi en infrastructures. La qualité de l’infrastructure offre des services durables et lutte contre les aléas de la nature. Elle allonge la durée de vie des infrastructures. »
Cette conférence sur l’infrastructure de haute qualité en Afrique est organisée par les gouvernements japonais et sénégalais. Le président du conseil national, Baidy Agne, a invité le gouvernement à « innover et concevoir des infrastructures de haute qualité en y mettant les moyens qu’il faut. »

