Ce dimanche 31 décembre à Ziguinchor au cours d’un meeting au quartier Lyndiane, Aminata Angélique Manga la ministre de la Microfinance et de l’Economie solidaire a invité les jeunes et les femmes de la Casamance, à mettre sur pied des projets « structurants et innovants pour lancer définitivement l’envol économique de la zone sud, qui a une part importante dans l’objectif de développement et d’émergence que s’est fixé l’Etat » sénégalais.
« Nous sommes en train de travailler pour faire de cette économie solidaire l’un des piliers de notre développement. Nous invitons les femmes et les jeunes à réfléchir sur des projets bancables et fiables en vue de trouver les financements nécessaires (…) », a-t-elle renchéri au cours de ce meeting.
Le meeting, est à l’initiative des partisans et militants de l’Alliance pour la République (APR, au pouvoir), le rassemblement a enregistré la participation de plusieurs responsables de Benno Bokk Yaakaar (BBY), la coalition présidentielle.
Originaire de la partie sud du Sénégal, Angélique Manga s’est félicitée de la décision du chef de l’Etat Macky Sall de confier le ministère de l’Economie solidaire « à une fille de la Casamance. C’est un grand défi que nous comptons relever avec vous et avec l’ensemble des sénégalais », a-t-elle lancé, en présence notamment de ses partisans.
« L’Economie solidaire n’est pas une mince affaire. 80% de l’économie nationale repose sur l’économie solidaire et la microfinance Cette composante prend en compte aussi bien les jeunes que les femmes », a notamment déclaré Aminata Angélique Manga.
En marge de ce rassemblement, la ministre a dressé « le bilan social et économique » de l’année qui vient de s’achever, tout en évoquant les perspectives de la nouvelle année 2018, en matière notamment de développement économique.
« Macky Sall a fait de la Casamance une sur-priorité nationale avec des projets visibles dans les domaines du transport, des infrastructures, du tourisme et de la pêche », a-t-elle affirmé.
En 1982 une rébellion avait vu le jour dans cette partie du Sénégal. Dans les années 1990, elle avait alors atteint son point culminant, entravant le plein développement de cette zone constituée des régions de Ziguinchor, Sédhiou et Kolda.
Depuis les années 2000, le conflit a baissé grandement en intensité. Une situation qui a favorisé le retour des réfugiés et la relance des activités économiques d’une région jadis considérée comme « le grenier du Sénégal », en attendant une paix définitive.
De fait, une accalmie est observée depuis quelques années en Casamance, une situation de « ni guerre ni paix » augurant de négociations pour une paix définitive.

