De Amédine FAYE, Tambacounda
Il faut être un Daour Mbacké Nguer pour avoir un parcours honorable en D2. Le meneur (parfois ailier) dossard n°10 de Tamba Basket Club (TBC) a été décisif au tournoi de montée en D1, en novembre dernier, au stade Maruis Ndiaye de Dakar.
Cross over à la Stephan Curry, step-back, passe-rebond, jump-shoot, passe-aveugle, tirs primés, passe-et-va. Il en a défouraillé pour étriller l’ASC Bopp en demi-finale du tournoi sur le score de (60-55). Victoire avec laquelle, TBC a refait l’histoire, vingt ans après, en amenant Tambacounda en première division. Mais pas que ! Nguer finit par remporter le Most Valuable Player (MVP) de ce championnat, en dépit de leur défaite en final conte HLM BC.
Du haut de son 1, m 91 et de ses 25 printemps, celui qui a pour idole l’ancien joueur NBA des Lakers de Los Angeles, Kobe Bryant, ne fléchit jamais devant l’adversaire, avec son mental de gagnant. Autant il est attentif en défense, autant il est intenable en offensive. Souplesse, rapidité, sportivité, technicité, bonne lecture de jeu, orientent ses moindres pas sur le terrain. Sur le parquet, il faut dire qu’il est le talent personnifié.

C’est à l’âge de cinq piges, qu’il a commencé à se familiariser avec le ballon orange dans sa ville natale, Tambacounda. Après un passage dans les clubs dakarois Dekrlé Basket Club, Sibac, etc., en 2016, il rentre chez lui, à TBC. Sans doute pour contribuer à inscrire éternellement les initiales de Tambacounda sur la carte du basketball national. Pour le moment, il le réussit bien avec ses coépiquiers. MVP en D2 avec Derklé Basket Club pour la première fois, il le remet en 2017.
« En 2010, avec mon équipe Derklé Basket Club, j’ai été MVP du championnat D2 petite catégorie. Aujourd’hui, je le suis encore. Il y a lieu de remercier mon équipe TBC, sans elle je n’aurais pas eu cette distinction. Vous savez, le basketball c’est un sport collectif. TBC m’a soutenu », reconnait-il, le ton serein.
Ces performances, à l’image de sa présélection en équipe nationale de basketball petite catégorie en 2008, ne surprennent pas certains.
L’ancien qui lui a tout appris du basketball, Meïssa Mbaye Fall, coach de TBC, pavoise :
« Que Daour soit élu MVP au tournoi de montée en D1, c’est une surprise pour ceux qui ne le connaissent pas. Pour moi, ce n’en est pas une. C’est un joueur très discipliné et travailleur ».
Le scénario des MVP, vite oublié, Daour se concentre et se prépare. C’est parce qu’il a les mirettes rivées sur la D1 qui va démarrer en janvier 2018. Pour cette nouvelle aventure, il décline ambitions et espérance.
« Comme le veut notre coach, nous ne comptons pas être des touristes en D1. L’objectif de notre équipe est d’aller le plus loin possible, pourquoi pas jouer la finale », avertit-il.
Quoi qu’il arrive, « spalding » à la main, le Black Mamba junior mettra toujours son point d’honneur à usiner la splendeur du basketball.

