Le Sénégal va vers une réforme du baccalauréat, premier diplôme de l’enseignement supérieur. Pour y arriver une commission nationale chargée de l’élaboration des propositions de réformes du baccalauréat va être mise en place. L’annonce a été faite ce jeudi lors d’un atelier de trois ours du 7 au 9 décembre consacré à la question à Saint-Louis, par le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Mary Tew Niane.
Selon, le Professeur Mary Teuw Niane « le baccalauréat sénégalais, premier diplôme de l’enseignement supérieur, a toujours occupé une place honorable au niveau des grandes universités européennes, grâce au système d’enseignement de qualité dispensé », a-t-il déclaré à l’Agence de presse sénégalaise.
Faisant appel à l’histoire du baccalauréat, depuis l’époque Napoléonienne à nos jours, le ministre, a souligné « la nécessité de reformer le Bac fait suite à la mise en œuvre de la grande réforme de l’enseignement supérieur, après la tenue du conseil présidentiel de 2013 et qui a abouti à une orientation des formations supérieures vers les sciences et la technologie ».
A l’en croire « l’idée de réforme le Bac serait une réponse au souci des failles notées dans le système des examens, à l’exemple des fuites décelées lors du Bac 2017, ce qui avait fini de contrarier la réforme décidée depuis plus deux ans ».
Pour le directeur de l’Office national du Bac, Babou Diakham la réforme vient « à son heure et permettra de changer le contexte, face au développement des réseaux sociaux, afin d’arriver à une fiabilité des examens, pour une crédibilité du baccalauréat, qui passera par un renouveau du système éducatif ».
L’atelier qui s’est déroulé sur trois jours a été sanctionné par un document. Ledit document souligne « une absence de banques d’épreuves validées et structurées qui entraîne un éternel recommencement de l’entièreté du processus, mais aussi du manque d’efficacité et fiabilité de l’évaluation qui rend aléatoire la réussite et favorise des tentatives de fraudes ».
Le document informe en outre qu’ « il s’agira au terme de l’atelier, au plan institutionnel, de définir le statut et l’organigramme de l’office national du Bac et au plan de l’évaluation, de capitaliser les différentes expériences de réforme, afin d’adopter une évaluation qui répond aux principes de l’approche par compétences (APC) et de la pédagogie de l’intégration (PI), pour définir les meilleures conditions de son application ».
Il sera aussi question de revisiter les différentes étapes et processus pour établir une charte d’organisation du baccalauréat qui précisera les cahiers de charge de tous les acteurs, pour ainsi renforcer la lutte contre la fraude, entre autres.
On se souvient que lors du Baccalauréat 2017, un fraude sans précédent avait créé un malaise au sein de toutes les sphères politique comme sociales. Dans son discours, Mary Tew Niane a déclaré qu’une plainte était en cours auprès du procureur de la République pour sanctionner les auteurs de cette indélicatesse qui, à travers un modus operandi, ont cherché à décrédibiliser le baccalauréat sénégalais.

