Le gouvernement burundais a imposé une contribution « volontaire » de la population pour financer les élections de 2020.
Une ordonnance commune a été présentée lundi par les ministres de l’Intérieur et des Finances.
L’opposition a dénoncé cette contribution qu’elle considère comme un « vol organisé ».
Gabriel Ryufuiri, président de l’Observatoire de lutte contre la corruption et les malversations économiques, souligne que cette ordonnance n’est pas un impôt volontaire.
« Pour nous, c’est une taxe obligatoire au vu de l’article 70 de la constitution qui stipule que la solidarité nationale est proclamée quand il y a une catastrophe naturelle », a-t-il déclaré.
Selon lui, les élections ne peuvent pas être inscrites dans le cas des catastrophes naturelles.
L’activiste a révélé que les élections se préparent et chaque année, sur une période de quatre ans, 7 millions de dollars sont épargnés.
Il estime que la question de souveraineté nationale ne profite pas à un camp ou à un parti politique, mais à tous les Burundais.

