Depuis plus de dix ans, c’est la première fois que le nombre de décès dans les mines sud-africaines a aussi augmenté. L’association des mineurs évoque un rapport meurtrier.
Selon de nouvelles données de la Chambre des mines du pays, 81 personnes ont perdu la vie entre janvier et novembre, un chiffre en hausse par rapport aux 73 décès enregistrés en 2016. La Chamber of Mines, l’association des professionnels du secteur, avait rapporté la mort de 81 mineurs entre janvier et novembre dernier.
Les accidents sont souvent liés à l’activité sismique où à l’éclatement de la roche sous pression.
Par contre, il y a moins de décès liés aux chutes des pierres. Le porte-parole de la Chambre des mines déplore le fait que « les accidents mortels ont à nouveau augmenté quand on voit les progrès enregistrés ces vingt dernières années ».
Les accidents les plus fréquents surviennent dans les mines d’or et de platine en raison de leur profondeur, qui les rend particulièrement dangereuses.
Derrière ces drames, la raréfaction des ressources minières en surface qui oblige de plus en plus les mineurs à s’engouffrer jusqu’à 3 km en profondeur pour assurer leur quota journalier.
Les conditions de travail dans les mines sud-africaines ne cessent de se détériorer, alors que les sites miniers du pays sont connus pour être particulièrement profonds et dangereux. Ces mines sont vieilles d’un siècle.
La majorité des mines sud-africaines notamment d’or et de cuivre sont en exploitation depuis plus d’un siècle et les mineurs sont obligés de descendre jusqu’à 3 km sous terre pour pouvoir extraire leur quota journalier.
Les conditions de travail se sont nettement améliorées en comparaison avec l’époque de l’Apartheid : rien qu’en 1994, année qui allait annoncer la fin de ce régime, 484 mineurs avaient trouvé la mort dans les différents sites du pays. Mais aujourd’hui encore, l’Afrique du Sud abrite l’un des secteurs miniers les plus dangereux au monde.
L’industrie minière sud-africaine emploie pour rappel près de 500.000 salariés, une main d’œuvre qui représente aujourd’hui l’essentiel des troupes du mouvement syndical du pays.

