Jeudi, l’aéroport de Harare a été rebaptisé Aéroport international Robert Gabriel Mugabe en l’honneur au dirigeant zimbabwéen.
La raison évoquée par le ministre des Transports et de l’Infrastructure Joram Gumbo, pour justifier ce changement repose sur la participation du président dans « la libération et l’autonomisation économique des Zimbabwéens ».
« Afin de correspondre à votre envergure, l’aéroport subira un programme de réhabilitation massif dont, entre autres, la construction de trois aérogares supplémentaires, une nouvelle caserne de pompiers, un nouveau terminal moderne et un nouveau salon VIP », a déclaré Gumbo lors de la cérémonie tenue à l’aéroport.
La République de Chine pourrait apporter des financements pour les travaux qui sont à cet effet prévus dans l’aéroport, les négociations sont en cours. Selon le ministre, « les travaux devraient commencer avant la fin de cette année ».
Le Président Robert Mugabe a fait savoir la détermination de son gouvernement à améliorer le transport aérien. « Le gouvernement s’engage à accroître les capacités de nos aéroports, notamment en libéralisant notre espace aérien. Nous ferons cela conformément à la Décision de Yamoussoukro de 1999 », a-t-il dit.
La décision de Yamoussoukro engage les pays africains signataires à déréglementer les services aériens et à promouvoir des marchés aériens régionaux ouverts à la concurrence transnationale.
Inauguré en 1957, le désormais Aéroport international RG Mugabe a un terminal avec la capacité de gérer plus de cinq millions de passagers par an.
Outre cet aéroport, le nom du président Mugabé est aussi donné à une école d’administration du pays, de même qu’une avenue de Harare, la capitale.
Le processus de changement de nom, a été approuvé aussitôt par l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI). Etant donné que tous les aéroports internationaux ont des codes qui doivent être mis à jour à l’échelle mondiale.

