Le président de la commission électorale du Kenya, Walufa Chebukati, a dénoncé ce mercredi 18 octobre les « interférences » de la classe politique. Cette annonce de Chebukati intervient quelques heures après la démission d’une commissaire de la commission électorale, Roselyn Akombe.
« Je donne un carton jaune à tous les dirigeants politiques du pays. En tant qu’arbitre, je veux adresser un sévère avertissement aux joueurs de ce match, dans tous les camps, (pour leur signifier) qu’ils devraient cesser toutes tentatives d’interférer avec le processus », a-t-il déclaré en conférence de presse.
Il a par ailleurs affirmé que les dissensions au sein de la commission électorale sapent ses efforts, ce qui rend difficile selon lui, l’organisation d’une élection libre, équitable et crédible.
« J’ai fait plusieurs tentatives pour obtenir des changements majeurs, mais toutes mes propositions ont été rejetées par une majorité de commissaires », a-t-il dénoncé. Selon Walufa Chebukati, il faut des changements au niveau des membres du secteur administratif de la commission électorale. Il a par ailleurs invité le Président sortant Uhuru Kenyatta et le leader de l’opposition Raila Odinga à se rencontrer en sa présence.
« En tant qu’arbitre cette compétition, je lance une invitation aux candidats à (participer) à une rencontre que je présiderai afin qu’ils puissent se parler », a-t-il déclaré tout en refusant de démissionner de son poste.
Le 1er septembre, la Cour suprême avait annulé l’élection de M. Kenyatta (54,27% des voix) en critiquant vertement la commission électorale pour avoir organisé une élection qui n’était « ni transparente, ni vérifiable ». Odinga a quant à lui décidé de se retirer de la course à la présidentielle.

