Le Sénégal n’est pas prêt pour reprendre l’importation de poulets à cause de la grippe aviaire. Une mesure dictée par l’absence d’infrastructures nécessaires pour s’assurer de la qualité de ces produits. Et, ça le Sénégal compte le défendre lors du passage des pays de l’UEMOA à l’examen des politiques commerciales à l’OMC qui va se tenir du 25 au 27 octobre 2017 à Genève (Suisse).
Le Sénégal s’attend à être interpellé sur les questions de l’interdiction de l’importation de la viande de volaille. En effet, Dakar a interdit depuis plus de 10 ans, l’importation de la viande de poulets en raison de la grippe aviaire.
Selon la directrice du Commerce extérieur Aminata Assome Diatta « avec la grippe aviaire, le Sénégal n’a pas l’infrastructure nécessaire pour s’assurer de la qualité des produits qu’il importe. Nous ne voulons prendre aucun risque c’est la raison pour laquelle nous fermons nos frontières. Son collègue Fallou Mbow Fall, directeur adjoint du commerce extérieur d’ajouter que les règles de l’OMC le permettent en pareil cas, avant d’ajouter que la menace est toujours présente », la direction du commerce extérieur a fait cette déclaration ce mercredi 18 octobre lors d’un petit déjeuner de presse.
En outre, la directrice du commerce extérieur, « au vu des échanges qu’il ont eu avec l’OMC, admet qu’il y a d’autres questions concernant le Sénégal sur lesquels l’examen portera. C’est le cas par exemple avec « la redevance Cosec » ou les « prélèvements opérés au profit des organisations communautaires ».
Sur la 1ère question, Aminata Assome Diatta révèle que l’OMC considère que « les conseillers des chargeurs ne sont pas réellement utiles et que les prélèvements pour les alimenter devraient être supprimés pour permettre aux opérateurs économiques de faire du commerce beaucoup plus aisément » conclut-t-elle.

