Au moins six personnes ont perdu la vie ce dimanche 1er octobre dans les régions camerounaises du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, lors de manifestations revendiquant l’indépendance de ces régions anglophones.
Le matin de bonne heure, la prison de Kumbo a été l’objet d’une tentative d’évasion. Les détenus ont manifestement voulu profiter du malaise ambiant pour prendre la clé des champs.
Les détenus ont mis le feu à un matelas dans une cellule, afin de s’offrir un écran de fumée. Par la suite un groupe de prisonniers a foncé vers l’entrée avant d’être stoppé dans son assaut par des gardiens du pénitencier qui n’ont pas hésité à tirer à balles réelles.
Il a aussi été signalé dans la ville de Kumba, le décès des nommés Enow Ridley et Benjamin Amin, respectivement avocat et spécialiste en technologie informatique. Ils sont morts sous les balles de l’armée alors que des activistes de la sécession fonçaient sur les forces de maintien de l’ordre.
En prévision de cette agitation, le gouverneur Bernard Okalia Bilaï dans le Sud-Ouest avait ordonné, pour quatre jours à compter de vendredi dernier, la fermeture des frontières terrestres et maritimes, des débits de boisson et interdit les rassemblements de plus de quatre personnes dans les lieux publics.
Son collègue du Nord-Ouest, a également adopté les mêmes mesures. Cependant, les manifestants sont passés outre ces mesures; car des milliers de manifestants ont tout de même afflué dans les rues de plusieurs localités de ces régions frondeuses.
Pour rappel, le 1er octobre 2017, plusieurs mouvements sécessionnistes avaient annoncé la proclamation symbolique de l’indépendance des zones anglophones en commémoration du 1er octobre 1961, qui avait vu la proclamation de l’unification des deux Cameroun anciennement sous colonisation anglaise et française.

