La cybersécurité est devenue de nos jours un enjeu mondial pour les Etats. Les attaques dont ont été victimes des pays tels que la Russie, les Etats Unis etc. sont restées dans les annales de l’histoire. C’est dans ce contexte que le spécialiste en cybésécurité, Baidy Sy s’est penché sur la situation du Sénégal dans son livre qu’il a intitulé « En route vers l’émergence, le Sénégal face au défi de la cybersécurité ». Il a fait la présentation de l’ouvrage ce samedi 7 octobre à Dakar
« Il n’y a de transformation numérique sans réelle stratégie », affirme Baidy Sy en marge de la cérémonie de dédicace de son livre « En route vers l’émergence, le Sénégal face au défi de la cybersécurité ». Selon lui, le numérique est un secteur dans lequel on peut tirer beaucoup d’opportunités et en créant surtout des milliers d’emplois. Le Sénégal, à travers son programme Sénégal Numérique, veut créer plus de 35 000 emplois à l’horizon 2025.
Il met en garde cependant contre les personnes et organisations malveillants qui profitent d’internet pour pratiquer leurs activités délictuelles. « On constate une utilisation de plus en plus accrue d’internet à des fins terroristes, des cyberattaques dont on ne peut identifier la source, des espionnages à but politiques etc. Ce qui doit pousser les Etats à réfléchir sur les moyens de combattre ce fléau » a-t-il affirmé. Il se félicite d’ailleurs de la mise en place par l’Etat d’une agence de lutte contre les cyberattaques.
Baidy Sy propose dans son livre une plus grande sensibilisation des populations sur la cybersécurité car pour lui la technologie est de nos jours livrée « sans mode d’emploi ». Il a par ailleurs proposé dans son livre la mise e place d’une réserve citoyenne de cyberdéfense qui sera composée de « génies sénégalais et qui seront répartis à travers le monde. » Il propose également une autre réserve de cyberdéfense mais cette fois-ci au sein de l’armée.
Baidy a aussi appelé à une collaboration plus accrue entre les Etats. Une réflexion que partage le Colonnel Babacar Diouf conseiller du directeur du Centre des Hautes Etudes de Défense et de Sécurité (CHEDS). En effet, pour ce dernier, les réponses qui doivent être apportées aux cybercriminels doivent être de portée mondial car les attaques de ces derniers sont transfrontalières.

