Ils sont considérés par l’ONU comme une des minorités les plus persécutées au monde. Les Rohingyas, cette communauté est souvent victime de persécutions en Birmanie plus précisément dans l’Etat d’Arakan. En 2012, une émeute avait éclaté dans cet Etat entre les Rohingyas qui sont de confession musulmane et les autres ethnies résidant à l’Arakan et faisant plus de 200 morts et 75 000 déplacés.
Les Rohingyas sont aujourd’hui apatrides dans leur propre pays, pourtant en 1948, ils bénéficiaient d’un statut de minorité nationale, avant d’être plus tard considérés comme une ethnie importée par les colons britanniques. Ils se voient donc exclus de la liste des 135 ethnies officiellement reconnues par la Birmanie. De nos jours, ils ont ni accès aux soins, à l’école et n’ont pas droits au mariage inter-ethniques.
Bouddhistes, hommes, femmes et enfants, couteaux à la main, à la chasse des musulmans #Rohingyas en #Birmanie. pic.twitter.com/bztvkMNLIK
— islamonde_info (@islamonde_info) 26 août 2017
Les images et vidéos qui circulent sur les réseaux sociaux montrent la détresse des Rohingyas. On y voit des villages brulés et même des enfants décapités, des corps gisant dans une mare de sang. Ils essaient de faire tourner ces images choquantes pour alerter l’opinion. Ils estiment que les médias traditionnels ne parlent pas assez de ces persécutions, alors que d’autres se désolent du silence du prix Nobel de la paix ; Aun San Suu Kyi. Cette dernière se défend en affirmant qu’elle condamne ces exactions et qu’elle n’a peut–être pas utilisé les mots qu’il faut.
Coupable d’être musulman
En plus d’être apatrides, les Rohingyas sont également victimes d’une violente islamophobie. Une haine que prône Ashin Wirathu, un moine bouddhiste qui appelle ouvertement à la haine anti-musulman. On voit ses partisans scander dans les rues « les musulmans, on n’en veut pas ! ». Un appel au nettoyage ethnique qui est aujourd’hui visible sur le terrain.
Las de ces persécutions, un groupuscule de Rohingyas (150) qualifiés de rebelles a lancé une première attaque d’envergure contre les forces armées birmanes. Cette attaque est intervenue dans le contexte de la diffusion d’un rapport de l’ONU qui évoquait un haut risque de radicalisation.
L’un des leaders d’#AQPA appelle #AQSI à frapper les boudhistes en guise de représailles aux persécutions des Rohingyas en #Birmanie. pic.twitter.com/4QZr0xnLCb
— Romain Caillet (@RomainCaillet) 3 septembre 2017
Une radicalisation qui pourrait être instrumentalisée par les organisations terroristes telles qu’Al Qaida et Daech. Al Qaida dans la Péninsule Arabique a d’ailleurs fait une vidéo de 15 minutes dans laquelle il appelle à frapper les bouddhistes en guise de représailles.

