De Amédine FAYE, Tambacounda
De l’émotion, il y en avait, ce samedi 12 août au centre culturel de Tambacounda, à l’occasion de la cérémonie de présentation et de dédicace du roman « Lettre à papa : aveux et confidences », éditée par Edilivre.
Son auteure Fatoumata Diallo a convié amis, anciens camarades de classe, parents pour leur faire découvrir son tout premier roman dans lequel « tout a de la valeur pour elle », soutient la jeune romancière.
« Entre amertume, culpabilité et regrets, les souvenirs d’une jeune femme qui a perdu son père qu’elle croyait être jusque-là une personne vouée à l’immortalité. Entre aveux et confidences, ce livre retrace l’aventure de l’auteure qui est à la quête d’un remède miracle pour se guérir de la douleur de la perte de son père, qui était le socle fondamental de sa famille et qu’elle considérait en même temps comme étant l’homme de sa vie ».
C’est pourquoi, Fatoumata Diallo, demi-finaliste du concours littéraire du plus jeune écrivain francophone en 2013, dira : « ce livre est le troisième manuscrit que j’ai écrit. Mais, j’ai voulu le publier en premier, pour entamer ma carrière d’écrivaine avec quelque chose de sentimental. Je l’ai écrit en 2007, après le décès de mon père. Je l’ai écrit avec (…) ces souffrances, ces douleurs, ces manquements qu’a causé son départ ».
Elle ajoutera ensuite : « c’est une manière à moi de faire le deuil ».
« Oui ! Tu es parti. Que me reste-t-il, maintenant à part cette solitude qui m’écrase de jour en jour », a écrit l’actuelle informaticienne au service des Impôts et Domaines de Tambacounda.
Le roman de 74 pages est écrit dans un langage accessible et un style simple. Il a aussi abordé des questions comme l’utilisation abusive par les jeunes des réseaux sociaux, la prise en charge médicale des malades de la drépanocytose, qui pose un véritable problème au Sénégal, déplore Fatoumata Diallo. Elle qui souffre également de cette maladie.
Le représentant de la maison d’édition Edilivre, M. Sy a fait une bonne appréciation du roman sur le fond et sur la forme.
« Le livre est très bien écrit et est émouvant. Quand vous le lisez, vous sentez la sincérité des relations entre l’écrivaine et ses parents, l’éducation et l’entente au sein de sa famille » savoure-t-il. Par la même occasion, il a invité les jeunes à écrire et à publier des livres. Sy est convaincu que « la lecture et l’écriture font vivre la culture ».
Le Directeur du centre culturel de Tambacounda, M. Abdourahmane Diallo, a pour sa part, affirmé que : « l’auteure est une file de Tambacounda dont Tambacounda aura besoin dans l’avenir ».

