De Alioune Badara SALL, Kédougou
Nous vous l’annoncions dans un de nos articles, daté du Vendredi 02 Juin « URGENT: Kédougou, attaques à mains armées ». Comme promis, nous revenons un peu plus en détails sur le sujet.
D’ailleurs, c’est l’un des sujets qui alimentent les discussions à Kédougou. Les nombreuses attaques perpétrées par des individus non encore identifiés, mettent les populations dans une situation d’insécurité la plus totale. La semaine dernière, des individus ont attaqué une boutique dans le village de Sékhoto, vers la frontière avec le Mali. Ils ont pris l’argent du boutiquier et des produits pour se ravitailler avant de disparaître. Selon des sources, ils étaient habillés en boubous traditionnels et avaient dissimulé en dessous des armes avec lesquelles ils ont tenu en respect presque tout le village.
A Sambrambougou aussi, des bandits ont opéré là-bas, en arrêtant des véhicules et en dépouillant les passagers. La dernière attaque en date remonte au Vendredi 02 juin, où sept véhicules en partance pour Kédougou ont été sommés de s’arrêter quelques petits kilomètres après l’endroit où se trouvent les gendarmes en faction. Les faits ont eu lieu entre Massa Massa et Bembou, un axe vide d’habitations, que de la brousse. Joint par nos soins, Séni, un des passagers nous confie au téléphone que les gendarmes ont vérifié leurs pièces d’identité quelques minutes avant l’attaque. « Ils ont arrêté sept véhicules et nous ont demandé de l’argent. J’ai passé la nuit à Niamaya chez mon ami et voilà que ce matin, ces bandits nous ont attaqués», martèle-t-il. Son ami en question qui nous a d’ailleurs mis en contact, n’en revenait pas, à l’annonce de la nouvelle. Cependant, les coupeurs de route n’ont blessé personne. « Ils ont pris notre argent seulement, ils n’ont blessé personne. Après, ils ont pris la fuite ». Ce qui inquiète les usagers de cette piste, c’est que les gendarmes ne sont jamais là quand on les appelle.
Notre contact nous confie d’ailleurs, avoir appelé, durant l’attaque, la gendarmerie de Sabodala. « Ils sont venus après notre départ », nous fait-il savoir. Suffisant pour que les habitants se s’inquiètent pour leur sécurité. Une chose est sûre, c’est que ces bandits, selon des victimes, ne sont pas des sénégalais, mais plutôt des étrangers. La position de la région de Kédougou avec d’autres pays comme le Mali ou la Guinée y est pour beaucoup.
Outre Sékhoto, Sambambougou et Massa Massa, d’autres attaques nous ont été signalées non loin de Kédougou commune. Les populations d’ici vivent dans la peur constamment et en appellent à plus de considérations. Elles se disent être laissées à elles-mêmes.

