De Ibrahima DIAME, Kaolack
Diokoul Mbelbouk est situé dans le département de Kaffrine. Cette Commune composée de 34 Villages souffre d’une absence d’électricité, et d’un problème d’approvisionnement en Eau.
Les populations qui ont arboré des brassards rouges, sont descendues massivement dans la rue pour dénoncer leurs difficiles conditions de vie. « Nous en avons assez des promesses, depuis l’année on ne nous fait que des promesses » clame le porte parole des manifestants. « En Période campagne » ajoute t-il, les responsables politiques se succèdent ici sous cet arbre devant la mairie où nous les accueillons, pour nous faires des promesses, mais des promesses jamais tenues.
Outre l’absence d’électrification, les populations de la Commune de Diokoul Mbelbouk sont aussi confrontées à un problème d’approvisionnement correct en eau. « Le seul forage qui alimente neuf villages, ne fonctionnant que par le biais d’un groupe électrogène », peine à couvrir les besoins des populations, indique toujours le porte parole des manifestants.
Les Femmes, elles, n’étaient point en reste dans la manifestation. Elles se considèrent comme les plus grandes victimes de cette terrible situation. Leur vie n’est pas du tout repos, elles font plusieurs kilomètres pour avoir le liquide précieux, et les puits restent pour certaines localités le seul recours pour obtenir de l’eau à boire. Une situation qu’elles ont vigoureusement dénoncé lors de ce rassemblement de protestation coloré de rouge.
L’autre difficulté des Femmes de cette localité, c’est le manque de moulins à mil. Elles pilent toujours les céréales par le biais des mortiers traditionnels avec des pilons. Et selon elles, ces dures conditions de vie dépassées depuis belle lurette dans plusieurs contrées du Sénégal, demeurent des pratiques quotidiennes chez elles. D’où leurs cris du cœur adressés aux autorités gouvernementales, notamment au Ministre de la Femme, celui chargé de l’électrification rurale.
Les populations de Diokoul Mbelbouk menacent d’ailleurs de boycotter les élections législatives, si toutefois, elles n’ont pas une oreille attentive de la part des autorités en charge de leurs doléances.

