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Sécurité routière au Sénégal : Le contrôle technique en deçà des attentes !

En moins de 24 heures la banlieue dakaroise a connu deux accidents de la circulation. Un choc entre deux camions, qui a abouti au renversement d’un des deux gros porteurs rempli de bonbonnes de gaz à Sicap Mbao à hauteur des ICS, les industries chimiques du Sénégal. Un peu plutôt c’est un camion transportant du bois de chauffe, qui s’est renversé à Poste Thiaroye bloquant la circulation. Même si aucune perte en vies humaines n’a été enregistrée, ces deux accidents  remettent au goût du jour la lancinante question de la sécurité routière. Et pourtant le gouvernement avait annoncé  le 09 février dernier à l’issu d’un conseil interministériel consacré à la question, dix mesures  à exécuter sans délais pour lutter contre l’insécurité routière et la réduction significative du nombre d’accidents de la route. Parmi ces mesures, l’immobilisation et la mise en fourrière de tout véhicule en circulation que le propriétaire n’a pas présenté à la visite sans motif valable, à l’expiration du délai de visite technique.

Certains automobilistes qui sont dans l’obligation de procéder à la visite technique n’hésitent pas à dormir à la belle étoile pour obtenir le sésame. Pour s’en convaincre il suffit de faire un tour au  centre de visite technique sis à Hann pour voire la longue file d’attente dans une « atmosphère des plus folles ».

Le centre créé en juin 2012 pour aider l’État du Sénégal à atteindre son objectif de réduire la récurrence des accidents de 35% d’ici 10 ans, à travers un examen technique ne peut plus répondre à la demande. « Aujourd’hui le centre traite quotidiennement le contrôle de plus de 1.000 voitures alors qu’il est construit pour en accueillir 500 par jour».
En plus de cela, s’ajoute le développement fulgurant du parc automobile de la région de Dakar. Ce qui explique la décision annoncée du gouvernement de construire des centres dans les régions mais aussi l’extension du centre à Dakar notamment celui de Diamniadio. En attendant la mise en œuvre de ces projets, le calvaire continue chez les chauffeurs mais aussi les risques d’accidents de la circulation restent réels .En atteste la déclaration du secrétaire général du ministère des transports terrestres, Jules Aubain Sagna lors d’une rencontre à Dakar au mois de Mars dernier. Déclaration selon laquelle 7% des accidents de la route sont dûs à l’état des véhicules.

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Abdoulaye Diallo

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