Pour améliorer la fourniture d’électricité au Sénégal, la Banque mondiale apporte son apport dans la construction d’une ligne électrique devant relier la sous-station de Kayes (Mali) à celle de Tambacounda.
D’un montant de plus de 60 milliards de francs CFA (91, 5 millions d’euros), l’institution financière soutient ce Projet d’extension du système de transport électrique. Son objectif est de promouvoir le développement et le partage de l’électricité hydroélectrique, la clé de la réduction des coûts de l’électricité au Sénégal, au Mali et en Mauritanie.
La démographie croissante dans ces trois pays, « feront croître la demande d’énergie, nécessitant une capacité de production supplémentaire pour la région », informe Charles-Joseph Cormier, directeur sectoriel Énergie à la Banque mondiale.
Réalisé, le projet devra augmenter « considérablement le commerce de l’électricité au sein de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS) ». Aux dires de M. Cormier, le projet proposé n’augmentera pas seulement le commerce de l’électricité entre les trois pays, mais intégrera le système OMVS au Système d’échanges d’énergie électrique ouest-africain (EEEOA) ».
Cette nouvelle ligne reliera l’actuelle sous-station de Kayes, au Mali, à la sous-station de Tambacounda au Sénégal, qui fait partie du Système d’échanges d’énergie électrique ouest-africain (WAPP en anglais). Elle sera ainsi connectée au système de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Gambie, OMVG).
Selon la directrice des opérations de la Banque mondiale au Sénégal, Louise Cord, « le Sénégal possède l’un des meilleurs taux d’accès globaux à l’électricité en Afrique subsaharienne, mais son prix de production est relativement plus élevé que la moyenne régionale, et l’accès dans les zones rurales demeure faible ».
Le projet financera la construction d’une nouvelle ligne de transmission et des sous-stations associées pour renforcer et étendre le Réseau interconnecté de Manantali (RIMA), l’épine dorsale du réseau électrique OMVS.

