Adji Sarr, la masseuse âgée d’une vingtaine d’années et qui accuse le député et leader du parti politique PASTEF-Les Patriotes de viols répétés et de menaces de mort, a accepté de témoigner face caméra, hier mercredi 17 mars.
Face à la tornade judiciaire et médiatique et assistée par son avocat, le très atypique Me El hadji Diouf, la jeune masseuse a livré sa version des faits et maintenir encore ses accusations contre l’ex candidat à la présidentielle de février 2019, Ousmane Sonko qui a d’ailleurs démenti de telles accusations.
« S’il n’a jamais eu aucun rapports sexuels avec moi, il n’a qu’à jurer. Qu’il fasse ses ablutions, prenne le Coran et jure. Je ne parle même pas de viols, mais juste le fait de n’avoir jamais entretenu des rapports sexuels avec moi. Le jour où il le fera, je retirai ma plainte et assumerai toutes les conséquences », a déclaré Adji Sarr » face aux caméras de médias triés sur le volet.
Il n’y a pas de complot
« Je n’ai jamais rencontré le président de la République, Macky Sall ni m’entretenue avec lui au téléphone, contrairement à ce qui a été dit sur les réseaux sociaux. Déplorant les émeutes survenus à cause de cette affaire qui l’oppose à Ousmane Sonko, elle a présenté ses condoléances aux familles éplorées, souhaité aussi un prompt rétablissement aux blessés. Ousmane Sonko et moi sommes seuls responsables de la situation qui est arrivée au Sénégal, a-t-elle avancé.
Je demande pardon aux Sénégalais
«Si j’avais su que la plainte allait prendre cette tournure-là, j’aurais préféré garder mon mal et souffrir intérieurement. En portant plainte, mon intention n’était pas de brûler le pays. Je ne savais pas que l’affaire allait prendre cette ampleur-là. C’était juste pour qu’on demande à Ousmane Sonko de me laisser en paix, d’arrêter ses agissements. Je demande pardon aux Sénégalais», a-t-elle déclaré.
Ousmane Sonko est accusé par la dame Adji Sarr de viols répétés et de menaces de mort. Il a été arrêté et mis sous contrôle judiciaire après de violentes manifestations de personnes qui exigeaient sa libération. Ces manifestations ont causé des dizaines de morts et des centaines d’arrestations dans tout le pays.

