De Youssouf DIMMA, Correspondant de Teranganews à Ziguinchor
Les opérations militaires de sécurisation de la frontière sud du pays, notamment au niveau des communes de Kaour et de Goudomp dans la région de Sédhiou, en Casamance, continuent de faire réagir des responsables du Mouvement des Forces Démocratiques de la Casamance (MFDC). En effet, après avoir rendu public un communiqué au ton menaçant, rédigé en Français et en Portugais, le 4 février dernier et adressé au gouvernement biseau-guinéen, le MFDC sort ce 7 février deux autres communiqués pour respectivement rectifier et se raviser consternant les menaces voilées adressées à Bissau et réitérer sa disponibilité, en tout cas en ce qui concerne ses positions nord de la Casamance, à aller à table des négociations avec l’État.
Dans le premier communiqué dactylographié, signé depuis Paris par le » secrétaire général Mamadou Nkumah Abou Sané », ce mouvement irrédentiste dit » réaffirmer que le peuple bissau-guinéen ne se laissera pas entraîné dans cette aventure », faisant ainsi allusion à l’offensive militaire en cours dans le sud du pays.
Dans le second communiqué, plutôt manuscrit et signé à partir du »front nord Diakaye » du maquis du MFDC, par le responsable des lieux Fatoma Coly, l’on peut lire : » Diakaye reste fidèle à nos engagements de vouloir régler le conflit en Casamance par le dialogue et la négociation ; pour cela, nous invitons l’État du Sénégal à faire autant en arrêtant les bombardements ».


