«Tous ses exercices ont été négatifs (…) Des pertes cumulées de 30,6 milliards, c’est le bilan dont se réjouit Moussa Diop. Le 15 septembre, les actifs de la société étaient de 81 millions Cfa. La dette sociale était de 7,140 milliards Cfa. Le parc de Dakar dem dikk est composé de 1 032 bus dont 475 achetés en 2016 et 325 mini bus reçus en 2019. Sur ce chiffre, 504 étaient en panne, soit 50% du parc. 100 jours plus tard, nous avons injecté 150 bus », a détaillé jeudi dernier Omar Bounkhatab Sylla face à la presse. Qui se dit «surpris de voir une société de transport sans un stock de sécurité». Car, renseigne-t-il, Dakar dem dikk devait plus d’un milliard Cfa à son fournisseur. « Maintenant, une réserve de sécurité de 200 mille litres est disponible. Nous avons pu rétablir la confiance avec le fournisseur de pièces de rechange des bus», a déclaré Omar Bounkhatab Sylla.
«J’ai donné des instructions pour l’audit du personnel de Dakar dem dikk. Nous avons découvert, avec la présomption, plus de 200 emplois fictifs. J’ai décidé de suspendre leurs salaires jusqu’à ce qu’ils viennent s’identifier. Moussa Diop sait que si les faits sont avérés, il est pénalement le responsable», a expliqué Omar Bounkhatab Sylla.
De graves accusations balayées d’un revers de main par Me Moussa Diop qui promet d’y apporter les preuves qui démontent les allégations de son successeur à la tête de la société de transports public Dakar dem dikk.
L’avocat et homme politique leader du mouvement le leader du mouvement Ag/Jotna, a d’ailleurs fait une publication sur sa page Facebook en attendant de revenir plus en détails sur cette affaire : » Mes chers Compatriotes, je vous souhaite un bon dimanche, le temps de la conférence de presse documentée en début de semaine. Que Dieu le tout-puissant nous protège contre les fossoyeurs, amine« .
Pour rappel : Après son départ de la société de transport, Dakar Dem Dikk, Me Moussa Diop limogé en septembre 2020, s’était félicité sur les radios et plateaux de télévisions de sa gestion saine à la tête de l’entreprise. Allant même jusqu’à inviter à qui le souhaiter de brandir des preuves accablants contre lui, s’il y en a. Une posture qui a été récemment confirmée par le rapport 2018-2019 de l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp) qui lui décerne un note satisfaisante.

